Devez-vous vous associer ?

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Par Théophile Rousseau

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18 mai 2021

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2 min.

création d''entreprise associés

Souhaitez-vous être seul maître de vos décisions ou bien compléter vos compétences, partager la gestion et le quotidien d'une entreprise à plusieurs ? Examinez les alternatives et les avantages de chaque situation.

S'associer ou non ?

Les raisons de s'associer sont multiples. Elles peuvent être sociales, commerciales, juridiques, patrimoniales, fiscales, intellectuelles ou amicales.

En créant une société, vous donnez naissance à une personne morale, qui peut donc posséder des biens, passer des contrats et agir en justice. Pensez à vous accorder (avant de commencer) sur les statuts, la manière de diriger, la répartition des tâches, la structure choisie (selon les régimes fiscaux et régimes sociaux des associés), les stratégies, etc.

Si vous pensez rester seul, vous et votre entreprise formerez une seule et même personne : les démarches administratives seront moins lourdes, vous prendrez vous-même les décisions et engagerez votre propre responsabilité.

Bien choisir votre associé

Dans l'option d'association, le choix de votre associé est décisif dans la réussite de votre projet. Que recherchez-vous comme qualité chez votre associé ? 

Vous pensez à vous associer en couple, en famille ou encore entre amis ?

Choisissez un partenaire qui partage vos valeurs et qui soit complémentaire par ses compétences. Soyez vigilant dans son choix…

Veillez à faire rédiger votre contrat d'association par un expert : en cas de litige, tout doit être clairement écrit.

Écrivez dès l'origine “qui fait quoi”, afin que la répartition soit limpide et connue de tous.

Travailler avec votre conjoint

Si votre conjoint, partenaire de Pacs ou concubin exerce une activité régulière dans votre entreprise, il doit obligatoirement opter pour l'un des trois statuts suivants :

  • Conjoint associé : statut adopté par le conjoint ou partenaire de Pacs d'un dirigeant de société (SARL, SNC, SELARL ou SAS). Le conjoint associé détient des parts sociales dans la société et travaille régulièrement dans l'entreprise. Il est affilié au régime social dont relève le dirigeant (régime des assimilés-salariés ou régime des travailleurs non-salariés).

  • Conjoint collaborateur : statut adopté par le conjoint, partenaire de Pacs ou concubin d'un entrepreneur individuel, de l'associé unique d'une EURL ou du gérant majoritaire d'une SARL ou SELARL. Le conjoint doit collaborer à l’entreprise régulièrement et effectivement, ne pas percevoir de rémunération et ne pas être associé dans la société. Le conjoint collaborateur verse des cotisations sociales obligatoires qui lui permettent de se constituer un droit personnel à la retraite (base et complémentaire) et de bénéficier d’une couverture sociale en cas d’invalidité ou de décès. A compter du 1er janvier 2022, le statut de conjoint-collaborateur est limité à 5 ans. Au-delà de 5 ans, le conjoint continuant à exercer une activité professionnelle de manière régulière dans l'entreprise doit opter soit pour le statut de conjoint salarié soit pour celui de conjoint associé.

  • Conjoint salarié : statut adopté par le conjoint, partenaire de Pacs ou concubin d'un entrepreneur individuel ou d'un dirigeant de société qui répond exactement à celui d'un salarié (contrat de travail, salaire proportionnel à sa qualification, etc.). Sa protection sociale est identique à celle de tout salarié.

Théophile

Théophile Rousseau

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Content manager junior

Article mis à jour le 21 juin 2022

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