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Le marché de l'animalerie et la graineterie

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Par Sarah Vallet de Payraud

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18 mai 2021

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2 min.

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COMPÉTENCES

Qualification professionnelle
Aptitudes commerciales
Maîtrise de la gestion

SPÉCIFICITÉS

Poids des investissements
Importance de la qualité de l'emplacement
Intensité de la concurrence

VIE PRIVÉE

Niveau de rémunération
Degré des contraintes horaires
Facilité de remplacement

Les professionnels du secteur évoluent au sein d’un marché très porteur : le chiffre d’affaires du secteur progresse de façon dynamique depuis une dizaine d’années sous l’effet conjugué de l’augmentation du nombre d’animaux de compagnie (plus de la moitié des ménages français en possèdent un) et de la montée en gamme de l’offre (alimentation bio, « grain-free », produits bien-être, objets connectés, etc.).

Bien que les grandes surfaces alimentaires restent le premier circuit de distribution du secteur, grâce au segment des produits alimentaires (qui représentent les 3/4 du chiffre d’affaires de l’animalerie), ses parts de marché tendent à stagner. Quant au chiffre d’affaires des jardineries et des libres-service agricoles, pour lesquelles l’animalerie constitue un solide relais de croissance depuis des années, il s’est également stabilisé.

La croissance du secteur profite essentiellement au e-commerce dont le poids ne cesse de progresser sur le marché de l’animalerie. Son positionnement tarifaire attractif, associé à la profondeur de son offre et à ses services exclusifs (abonnement, livraison à domicile), tend à exacerber les pressions concurrentielles sur les réseaux physiques. Malgré les stratégies de distribution multicanal de ces derniers, les pure players spécialisés sur le marché de l’animalerie sont donc en plein essor.

Malgré ce contexte, les animaleries résistent bien et profitent, elles aussi, dans une moindre mesure, de la croissance globale du marché. Elles tirent leur épingle du jeu en misant sur la proximité, le professionnalisme et les services annexes qu’elles proposent (toilettage, gardiennage, livraisons, click&collect, etc.). Sur le plan structurel, le commerce spécialisé tend à s’organiser autour de réseaux sous enseigne qui disposent d’atouts concurrentiels : concept clé en main éprouvé, notoriété, achats groupés, puissance logistique, développement de marques de distributeur à plus fortes marges, communication nationale, formation continue, etc.

Tendances

Le marché de l’animalerie restera dynamique dans les prochaines années, la population animale poursuivant sa progression.

Les animaleries indépendantes tendront à disparaître au profit des réseaux sous enseigne et du e-commerce.

La grande distribution redoublera d’efforts pour profiter du potentiel de croissance offert par Internet en investissant davantage ce canal (à l’exemple de Carrefour qui a racheté le pure player Croquetteland en 2016).

L’organisation du marché

Selon le type d’activité :

  • Les éleveurs, amateurs ou professionnels, organisent la reproduction, participent à l’amélioration de la race et commercialisent une partie de l’élevage. Ce sont les partenaires privilégiés des animaleries indépendantes et des réseaux organisés pour les espèces locales.

  • Les importateurs sont les intermédiaires entre producteurs étrangers (animaux exotiques) et animaleries. Ils s’occupent des démarches administratives auprès des services des douanes et des vétérinaires concernés.

  • Les distributeurs qui se répartissent en quatre catégories :

  • Les grandes surfaces alimentaires, premier circuit de distribution du marché, notamment grâce à la vente de produits alimentaires pour animaux, leurs poids tend à stagner.

  • Les jardineries et libres-services agricoles font de leurs rayons animaliers l’un de leurs principaux supports de développement. Malgré leur maillage territorial, la digitalisation de leurs ventes et leur capacité à développer des marques de distributeurs, leurs parts de marché tend également à stagner.

  • Le commerce spécialisé, qui, ces dernières années, se structure autour de réseaux sous enseigne (30% des animaleries). Ces derniers mènent des politiques d’expansion de leurs parcs très actives et dominent, en valeur, les animaleries indépendantes. Il s’agit soit de réseaux rattachés à des groupes du secteur (Maxi Zoo, filiale du groupe Fressnapf, leader européen de l’alimentation et des accessoires pour animaux, Medor & Compagnie, filiale de Botanic, Animalis, filiale de la holding Emefin qui est spécialisée sur le marché de l’animalerie) ou de réseaux indépendants qui se développent en franchise (Tom & Co, Terranimo).

  • Le e-commerce, circuit de distribution qui ne cesse de progresser. À côté des réseaux physiques qui diversifient leurs canaux de distribution, on trouve plusieurs pure players spécialisés (Zooplus, Wanimo, Zoomalia, Croquetteland, etc). Ces acteurs misent sur les volumes de vente importants pour tirer les prix vers le bas.

NOMBRE D’ENTREPRISES DU SECTEUR

2019

1 100 (1)

CHIFFRE D’AFFAIRES DU SECTEUR (EN MILLIARDS D’EUROS)

2019

4,8 Md€ (2)

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Sarah Vallet de Payraud

Sarah Vallet de Payraud

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Entrepreneur en résidence @ La Fabrique by CA

Article mis à jour le 26 mai 2021

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