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Le marché du commerce de détail de biens d’occasion

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Par Sarah Vallet de Payraud

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27 mai 2021

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2 min.

Commerce biens occasion - Depot-vente
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COMPÉTENCES

Qualification professionnelle
Aptitudes commerciales
Maîtrise de la gestion

SPÉCIFICITÉS

Poids des investissements
Importance de la qualité de l'emplacement
Maîtrise de la gestion

VIE PRIVÉE

Niveau de rémunération
Degré des contraintes horaires
Facilité de remplacement

Le marché des biens d’occasion est en plein essor. Plusieurs facteurs contribuent à la bonne tenue de l’activité :

  • la conjoncture économique : dans un contexte économique dégradé, les consommateurs doivent réaliser des arbitrages budgétaires qui profitent aux biens d’occasion.

  • l’évolution des modes de consommation : davantage sensibilisés aux enjeux écologiques, les consommateurs aspirent de plus en plus à consommer de façon responsable en privilégiant les produits de seconde main. Par ailleurs, la revente et l’achat de produits de luxe d’occasion se sont amplement décomplexés aujourd’hui.

  • le raccourcissement du cycle de vie des produits : les objets associés aux nouvelles technologies sont de plus en plus vite dépassés. Ces produits inondent le marché de l’occasion.

Dans ce contexte, le potentiel de croissance du secteur attire de nombreux opérateurs. Le développement des sites d’annonces en ligne généralistes (Leboncoin) ou spécialisés (Vinted, Vestiaire Collective) accroît la part des transactions réalisées entre particuliers au détriment des professionnels du secteur.

Ces derniers sont également concurrencés par les places de marché du e-commerce qui se positionnent également sur le marché de l’occasion (Cdiscount occasion, Fnac 2NDE Vie, etc.).

Enfin, les enseignes de commerce (habillement, jouets, équipements sportifs, etc.) cherchent aujourd’hui à tirer profit de ce marché en commercialisant des produits de seconde main dans leurs magasins (corners dédiés) ou sur leurs sites web (mises en relation des vendeurs et acheteurs des produits de leurs marques).

La grande distribution suit la même stratégie en nouant des partenariats avec les spécialistes du secteur, à l’instar du groupe Carrefour qui s’est associé à Cash Converters en 2020 pour implanter des corners de produits de seconde main dans ses magasins.

Tendances

La crise sanitaire a renforcé le poids du marché de l’occasion. D’une part, l’achat de produits de seconde main via Internet a constitué une alternative pour les consommateurs durant les périodes de confinement pendant lesquelles la plupart des commerces étaient fermés, d’autre part, les tensions sur le pouvoir d’achat des ménages ont favorisé le report des achats vers ce marché au détriment du neuf. Toutefois, les réseaux de magasins physiques ont été lourdement impactés par les mesures prises par les pouvoirs publics (fermetures administratives, couvre-feu, restriction de déplacements).

Le rebond de leur activité en 2021 sera conditionné par l’évolution de la situation sanitaire (nouveaux confinements, etc.). Les professionnels devront intensifier leurs efforts pour développer la vente en ligne.

L’organisation du marché

  • Les dépôts-ventes : les professionnels (dépositaires) stockent les articles (vêtements, hifi, meubles…) des particuliers (déposants) dans le but de les vendre. Les déposants ne sont payés que si l’article est vendu.

  • Les achats-ventes : contrairement aux dépôt-ventes, les professionnels des achats-ventes achètent immédiatement les biens des particuliers avant la revente.

  • Les antiquaires : les professionnels doivent pouvoir authentifier et restaurer les objets acquis avant la vente.

  • Les brocanteurs : tout comme les antiquaires ils vendent des objets mobiliers usagés. Toutefois, les professionnels ne garantissent que la vente de l’objet en l’état et ne sont pas tenus d’authentifier ou de dater les objets acquis.

  • Le e-commerce : l’accélération de la digitalisation des transactions profite aux acteurs de l’occasion présents sur Internet : sites d’annonces entre particuliers généralistes ou spécialisés, marketplaces, spécialistes du reconditionnement, etc.

NOMBRE D’ENTREPRISES DU SECTEUR

2018

13 894 (1)

CHIFFRE D’AFFAIRES DU SECTEUR (EN MILLIARDS D’EUROS)

2018

1,915 Md€ (2)

(1) Source : INSEE, démographie des entreprises et des établissements 2018 – champs marchand non agricole, Stocks d’entreprise au 31 décembre 2018, « Commerce de détail de biens d’occasion en magasin ».

(2) Source : INSEE, ESANE, « Commerce de détail de biens d’occasion en magasin ».

Sarah Vallet de Payraud

Sarah Vallet de Payraud

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Entrepreneur en résidence @ La Fabrique by CA

Article mis à jour le 27 mai 2021

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