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Comment devenir développeur web ?

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Par Théophile Rousseau

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05 juillet 2022

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4 min.

Devenir développeur web

Les développeurs web ont la cote. Il faut dire qu’ils sont de plus en plus recherchés, leurs compétences en informatique étant particulièrement prisées des entreprises ! Mais quelle est la nature exacte de leurs missions ? Quelle formation faut-il suivre pour devenir développeur web ? Explications détaillées dans cet article.    

Que fait le développeur web ? 

Le développeur web est chargé de l’ensemble des fonctionnalités techniques d’un site web ou d'une application mobile. 

Il conçoit sites et applications en écrivant les lignes de code utiles à la création d’un projet, procède au diagnostic et à la correction des bugs éventuels et prend en compte les évolutions des solutions techniques. 

Par la suite, il a la responsabilité de vérifier (notamment au moyen de tests) le bon fonctionnement du projet, qu’il suit dans la durée. Le développeur web travaille généralement en collaboration avec un chef de projet, avec qui il analyse les besoins du client. 

Les qualités requises pour exercer un tel métier sont l’autonomie, la rapidité d’exécution et le respect des délais. La maîtrise parfaite des langages de programmation (Java, PHP, SQL…) et des CMS (systèmes de gestion de contenus) est également nécessaire. 

👩 Le saviez-vous ? Au début, les métiers de l'informatique (et plus particulièrement de la programmation) étaient principalement occupés par des femmes. C’est d’ailleurs une femme, Ada Lovelace, qui a écrit le tout premier algorithme destiné à être exécuté par une machine, au 19e siècle. Le secteur s’est fortement masculinisé à partir des années 70, au moment de sa professionnalisation. Aujourd’hui, les femmes représentent 17% des programmeurs en France (Insee, 2017). 

Quelles études pour devenir développeur web ?

A minima, le développeur web doit être titulaire d’un bac + 2 (BTS, DUT) ou d’un bac + 3 (licence, licence professionnelle) dans le domaine informatique. Dans les faits, de nombreux développeurs web ont suivi une formation dans une école d’ingénieur ou obtenu un Master 2 en management des systèmes d’information à l’université. 

📍 Contrairement à d'autres professions techniques, le développeur web peut être autodidacte. En effet, le métier ne requiert pas de diplôme ou de niveau d’études particulier. Il est cependant impératif de maîtriser les différents langages de programmation. Pour cela, une formation courte dans les métiers du web ou les systèmes d’information peut être adéquate. 

Quel est le salaire d’un développeur web ?

Le salaire d’un développeur web dépend de plusieurs facteurs : ses compétences, son expérience, l’entreprise dans laquelle il exerce, sa formation… Ainsi, un développeur web qui peut se prévaloir du statut d’ingénieur aura une rémunération plus élevée. 

En moyenne, les développeurs web gagnent entre 30 000 et 60 000 euros bruts annuels. 

La profession de développeur web s’exerce également en freelance. Dans ce cas, la rémunération dépend des tarifs appliqués, du nombre de clients, de la nature des missions réalisées, etc. Le tarif journalier moyen (TJM) d’un développeur web freelance peut ainsi varier de 200 à 800 euros, en fonction de ses compétences, de sa réputation et de son expérience. 

📌 Le TJM d’un développeur web indépendant ne correspond pas à sa rémunération nette, mais à son chiffre d'affaires. Il faut ensuite déduire de ce chiffre les cotisations sociales, les impôts et les frais annexes (matériel, logiciels, etc). 

Devenir développeur web freelance : quel statut choisir ?

Pour un développeur web qui exerce seul, 3 statuts juridiques sont possibles : la micro-entreprise, l’entreprise individuelle et la société unipersonnelle. 

La micro-entreprise

Ce statut juridique s’obtient rapidement et facilement. Il constitue un régime ultra-simplifié : pas de formalités de création (hormis un formulaire à remplir), pas de statuts à rédiger, pas d’obligations comptables ni de déclarations de résultats… 

Le micro-entrepreneur paie des cotisations sociales et des impôts sur la base de son chiffre d’affaires, après application d’un abattement de 34% pour les activités de prestations de service. Il est soumis à un plafond de chiffre d’affaires, qui s’élève à 72 600 euros annuels. 

Le régime de la micro-entreprise est donc à la fois avantageux et contraignant, puisque le plafond de chiffre d’affaires restreint mécaniquement le développement de l’activité. Cependant, il est possible de changer de statut à tout moment, pour passer à une entreprise individuelle ou une société commerciale. 

L’entreprise individuelle

L’entreprise individuelle est une entreprise dans laquelle l’entrepreneur exerce en son nom propre. Avant la réforme de mai 2022, ses patrimoines personnels et professionnels étaient mélangés : ce n’est aujourd’hui plus le cas.

Les formalités à accomplir pour créer une entreprise individuelle sont simples : ni statuts à rédiger, ni annonce légale à publier. En revanche, les obligations de l’entrepreneur individuel sont plus lourdes que celles du micro-entrepreneur. Ce dernier doit en effet tenir une comptabilité (simplifiée) et établir des comptes annuels. Par ailleurs, ses cotisations sociales et ses impôts ne sont pas calculés sur son chiffre d’affaires, mais sur ses bénéfices. Il n’existe pas de plafond de chiffre d’affaires. 

La société unipersonnelle

Le fait d’entreprendre seul ne fait pas obstacle à la création d’une société commerciale. L’entrepreneur a ainsi le choix entre la société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) et l’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL), variantes de la SAS et de la SARL. 

La particularité des sociétés commerciales est qu’elles disposent de leur propre personnalité juridique, et d’un patrimoine distinct de leur dirigeant. La responsabilité de l’entrepreneur est donc limitée au montant de ses apports au capital social.

Les formalités de création d’une société commerciale sont plus lourdes. Il est ainsi nécessaire de rédiger des statuts, immatriculer la société, publier une annonce légale, libérer le capital social, etc. 

Quant aux modalités de fonctionnement d’une société unipersonnelle, elles sont aussi plus contraignantes : tenue d’une comptabilité complète, établissement de comptes annuels… 

En contrepartie, l’entrepreneur bénéficie d’une flexibilité quasi-totale dans la gestion de sa société, sans aucune limite de chiffre d’affaires. 

💡 La micro-entreprise est idéale pour commencer une activité de développeur web indépendant. Si elle peut s’avérer contraignante sur le long terme, il est possible d’évoluer vers un nouveau statut à tout moment. 

Quels sont les débouchés possibles ? 

En tant que salarié, le développeur web peut travailler dans des start-up, des grandes entreprises, des agences web et de communication, ou encore dans des SSII (sociétés de services et d'ingénierie en informatique). 

Après plusieurs années d’expérience, il peut acquérir de nouvelles responsabilités en devenant chef de projet informatique, ou en occupant un poste d’encadrement comme manager d’une équipe de développeurs. D’autres métiers lui sont également accessibles, tels que responsable de la sécurité informatique, web designer, ou ingénieur de déploiement réseaux.  

📍Il existe une très forte demande de développeurs web sur le marché. Ces professionnels sont généralement très courtisés par les recruteurs ! Cependant, le secteur n’en demeure pas moins exigeant dans ses critères de sélection. Plus que le diplôme ou la formation, les recruteurs cherchent des aptitudes et des compétences particulières, comme la maîtrise de plusieurs langages de programmation. Ainsi, plus le développeur web connaît de langages, plus sa valeur sur le marché augmente. 

Les différents langages de programmation et leur type d’utilisation

Les langages de programmation servent à coder des programmes informatiques. Il en existe plusieurs centaines. Comment, dès lors, faire son choix parmi tous les langages existants ? Ce tableau liste les 5 principaux langages de programmation et leur application concrète. 

Langage de programmation

Utilisation

HTML et CSS 

Ce sont deux langages de base, qui sont complémentaires. HTML permet de structurer la page web, et c’est sur cette base que sont ensuite intégrés des éléments graphiques et visuels à partir du langage CSS.

Java

Il est utilisé pour créer des applications pour smartphones, consoles et ordinateurs. C’est l’un des langages les plus connus. 

PHP

Ce langage est utilisé pour les sites web dynamiques. Son rôle principal consiste à assurer la bonne communication entre une page web et un serveur. 

C, C# ou C++

C’est l’un des plus vieux langages de programmation ! Il est particulièrement adapté aux débutants, car les langages contemporains en sont presque tous dérivés. 

Python

Langage open source, il est utilisé pour le développement web, les interfaces graphiques et le développement de logiciels et de jeux vidéo. C’est l’un des langages les plus faciles à apprendre. 

🖥️ À chaque finalité son langage de programmation ! Tous les développeurs ne travaillent pas sur les mêmes projets, et n’ont pas les mêmes aspirations. Le choix des langages à apprendre dépend donc avant tout de vos préférences personnelles : souhaitez-vous créer des applications mobiles, des sites Internet, des logiciels ou des jeux vidéo ? Aimeriez-vous vous lancer dans l’intelligence artificielle ou les objets connectés ? Etc. 

Théophile

Théophile Rousseau

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Content manager junior

Article mis à jour le 05 juillet 2022

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