L'activité du masseur-kinésithérapeute

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Par Joris Melin

Icône date de publication

25 mai 2021

Icône temps de lecture

2 min.

kiné
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L’installation

Les coûts d’installation sont peu élevés (table de massage, matériel informatique). Le praticien doit disposer de locaux bien situés, suffisamment spacieux et faciles d’accès, tout en veillant au montant de son loyer.

Les praticiens s’installant en zone « sous-dotée » ou « très sous-dotée » peuvent souscrire au « contrat incitatif masseurs-kinésithérapeutes » qui leur permet de bénéficier d’une aide financière aux équipements et aux frais de fonctionnement (3000 € par an sur 3 ans) ainsi que d’une prise en charge des cotisations d’allocations familiales.

Les reprises de cabinet sont fréquentes car moins risquées. La proximité de nombreux prescripteurs médicaux et la facilité d’accès au cabinet influencent fortement sa valeur.

Les investissements

Le matériel indispensable pour exercer est peu varié et d’un coût faible (table de massage, appareils à ultrasons).

Le praticien investit également dans l’aménagement de son cabinet (dépenses de mobilier et de matériel notamment).

En cas de diversification vers des activités non conventionnées (ostéopathie, médecine sportive et esthétique) les investissements peuvent être beaucoup plus onéreux (bains, salle de gymnastique, etc.).

Le renouvellement du matériel intervient généralement tous les 7 à 10 ans.

La gestion

Le suivi au quotidien

Le professionnel suit la répartition de ses honoraires entre les actes conventionnés et déconventionnés (sur lesquels sa marge est supérieure). Il suit également le nombre de rendez-vous hebdomadaires. Il est enfin attentif au nombre de séances par patient et au nombre de nouveaux patients chaque semaine.

Les honoraires

La facturation des actes conventionnés par la Sécurité Sociale est basée sur l’AMK (actes réalisés au cabinet ou à domicile), l’AMC (actes réalisés hors du cabinet) et l’AMS (actes de rééducation des conséquences des affections orthopédiques et rhumatologiques). Chaque acte a un cœfficient spécifique calculé sur ces valeurs. Le masseur-kinésithérapeute peut pratiquer des dépassements et des actes libres non remboursables.

Les charges à surveiller

Globalement peu élevées, les charges les plus importantes sont les cotisations sociales personnelles et les loyers. Les frais de déplacement sont facturés aux clients sur la base d’indemnités kilométriques remboursées par la Sécurité Sociale.

La maîtrise du résultat

La rentabilité du cabinet est fortement liée aux soins traditionnels qui regroupent des actes standards peu valorisés. Toutefois, la faiblesse des investissements et le coût généralement faible de l’installation permettent d’obtenir un taux de marge nette comparable à celui des autres professions de santé. De plus, la rentabilité peut être encore améliorée par la pratique d’actes non conventionnés.

La gestion financière et les besoins en trésorerie

Le masseur-kinésithérapeute doit disposer au minimum d’un mois de fonds de roulement afin d’assurer sa trésorerie entre la réalisation des soins et le versement du tiers payant.  

EVOLUTION DU NOMBRE DE CRÉATION

2018
2017
2016
2015
2014
2013
2012
2011
2010

8 604(1)
9 114
9 428
9 265
10 464
7 743
7 145
6 697
6 679

(1) Source : « Activités des professionnels de la rééducation, de l’appareillage et des pédicures-podologues seules » – Insee, Démographie des entreprises et des établissements – champ marchand non agricole, Créations d’entreprises.

Joris

Coach pour entrepreneur

Article mis à jour le 25 mai 2021

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