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Ouvrir son cabinet d'orthophoniste

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Par Garance Bazan

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21 mai 2021

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2 min.

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Êtes-vous fait pour ce secteur d'activité ?

COMPÉTENCES

Qualification professionnelle
Aptitudes commerciales
Maîtrise de la gestion

SPÉCIFICITÉS

Poids des investissements
Importance de la qualité de l'emplacement
Intensité de la concurrence

VIE PRIVÉE

Niveau de rémunération
Degré des contraintes horaires
Facilité de remplacement

Bien qu’il soit concerné par la politique de restriction des dépenses de santé, le secteur de l’orthophonie enregistre une croissance dynamique.

La profession bénéficie de plusieurs facteurs :

  • L’augmentation constante du nombre de personnes de plus de 60ans (un quart de la population en 2016) est un élément très positif pour les orthophonistes, qui prennent en charge de plus en plus de troubles consécutifs à des pathologies neurodégénératives (difficultés de déglutition, troubles de la communication, atteinte des capacités de planification ou de mémoire, etc). Les orthophonistes ont notamment une place prépondérante dans le soin de la maladie d’Alzheimer.

  • La hausse du nombre d’individus souffrant d’une maladie longue durée est également favorable pour les professionnels, qui interviennent par exemple fréquemment dans le cadre d’accidents vasculaires cérébraux, de cancers affectant la sphère ORL ou encore de tumeurs cérébrales.

  • Le développement de l’hospitaliation à domicile, qui diminue la durée des séjours à l’hôpital et favorise la rééducation des malades à domicile, profite aux orthophonistes (augmentation du nombre de patients et des durées de prise en charge).

Par ailleurs, l’avenant 16 à la convention nationale (18 juillet 2017) a instauré plusieurs mesures favorables à la profession, notamment :

  • des revalorisations tarifaires : valorisation des activités de bilan orthophonique et de rééducation, création de nouveaux actes à la nomenclature, création de forfaits et de majoration conventionnelles pour la prise en charge des personnes en situation de handicap, des enfants de 3 à 6 ans et de moins de 3 ans ainsi que des patients en post-hospitalisation (accident vasculaire cérébral, pathologie cancéreuse ou maladie neurologique grave entraînant une dysphagie sévère et/ou troubles de la voix). Ces revalorisations se feront en plusieurs phases en 2018 et 2019.

  • la création de quatre nouveaux contrats incitatifs pour encourager les professionnels à s’installer en zones très sous-dotées (à partir de 2018).

  • le développement de la prévention (dépistage des troubles du langage et de la communication en milieu scolaire).

Sur le plan structurel, l’exercice des professionnels de santé de ville est en pleine mutation. En effet, pour faire face aux enjeux du virage ambulatoire, de la croissance des pathologies chroniques et garantir à tous un accès égal au système de santé, les pouvoirs publics souhaitent accélérer le développement de l’exercice coordonné en s’appuyant sur les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS). Instaurées par la loi de santé de 2016 (loi n°2016-41 du 26 janvier 2016) les CPTS sont composées de professionnels de santé (médecins, auxiliaires médicaux), d’établissement de santé et d’acteurs médico-sociaux et sociaux réunis autour d’un projet de santé afin de répondre à une problématique territoriale de santé. La loi santé de 2019 (loi 2019-774 du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé) renforce ce dispositif qui devrait monter en puissance (on dénombrait 300 CPTS en mai 2019 alors que l’objectif est de 1000 CPTS à l’horizon 2022). L’accord conventionnel interprofessionnel du 20 juin 2019 dote les CPTS de moyens financiers proportionnels au bassin de population sur lequel le projet est mené (185 000 à 380 000 euros d’aide annuelle par CPTS).

Enfin, la réforme des formations paramédicales se met en place. Le rapprochement des cursus paramédicaux et universitaires vise à favoriser l’interprofessionnalité (transversalité des formations), promouvoir la recherche et simplifier l’accès aux filières de formation (suppression des concours d’entrée et intégration des formations dans Parcoursup).

Tendances

L’activité des professionnels restera dynamique, les besoins en soins orthophoniques étant importants.

Avec le développement des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), l’exercice libéral coordonné pluriprofessionnel se généralisera dans les prochaines années alors que l’exercice libéral isolé se marginalisera.

L’organisation du marché

  • Tous les orthophonistes sont généralistes, mais certains s’orientent vers une spécialité (rééducation des troubles du langage oral et écrit consécutifs à des lésions localisées, traitement des surdités, apprentissage de la voie oesophagienne en cas de laryngotomie …).

  • Les orthophonistes font des rééducations à domicile lorsque les patients ne peuvent pas se déplacer. Cela concerne principalement des adultes atteints d’aphasie à la suite d’accidents vasculaires cérébraux ou de traumatismes crâniens, ou encore des personnes atteintes de pathologies dégénératives ( maladies d’Alzheimer, de Parkinson, etc).

NOMBRE D’ORTHOPHONISTES

2017

19 312 (1)

HONORAIRES DES ORTHOPHONISTES (EN MILLIONS D’EUROS)

2017

1,012 Md€ (2)

(1) Source : Cnamts, Démographie, activité et patientèle des professions de santé du secteur libéral.

(2) Source : Cnamts, Démographie, activité et patientèle des professions de santé du secteur libéral.

Garance

Garance Bazan

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UX designer

Article mis à jour le 21 mai 2021

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