L'activité des VTC

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Par Théophile Rousseau

Icône date de publication

24 février 2022

Icône temps de lecture

2 min.

Étude du marché des VTC

L'installation

Après avoir satisfait toutes les obligations d’entrée dans la profession (réussite de l’examen, obtention de la carte professionnelle, inscription au registre VTC), le chauffeur de VTC peut exercer sur la zone géographique de son choix (70% des VTC sont implantés en Ile-de-France). De nombreuses entreprises de VTC se créent chaque année mais le turn-over est très important en raison des difficiles conditions de travail et de la faible rentabilité de l’activité. Il est donc recommandé de réaliser une solide étude de marché pour s’assurer du potentiel de la zone d’implantation (concurrents implantés, offre de transport alternative, fréquentation touristique, etc.) et de bien se préparer aux difficultés du métier (échanges avec des chauffeurs en activité). 

Les investissements

Le principal investissement concerne l’achat du véhicule qu’il faudra renouveler tous les trois ans en moyenne. Il est possible d’opter pour la location (location longue durée ou location avec option d’achat). Si cette solution peut être intéressante pour démarrer l’activité en limitant l’investissement initial, elle peut s’avérer plus coûteuse sur le long terme. 

Les véhicules doivent répondre à des normes très précises : proposer 4 à 9 places au maximum (conducteur compris), avoir une ancienneté de moins de six ans (sauf pour les véhicules de collection), être équipés de quatre portes, avoir une longueur minimale de 4,5 mètres et une largeur minimale de 1,7 mètre et enfin être dotés d’un moteur dont la puissance nette doit être supérieure ou égale à 84 kilowatts (sauf pour les véhicules hybrides ou électriques).

A noter, certaines plateformes d’intermédiation entre clients et chauffeurs interdisent progressivement le recours aux véhicules diesel. L’accès à certaines zones géographiques est également soumis à la circulation différenciée en fonction du niveau de pollution du véhicule (vignette Crit’Air). L’usage d’un véhicule dit « vert » (électrique, hydrogène, hybride) peut être un argument commercial dans un contexte de plus grande préoccupation écologique.

La gestion

Le suivi au quotidien

Le professionnel suit chaque jour le nombre de courses réalisées et le chiffre d’affaires généré. Il adapte constamment son emploi du temps pour s’assurer un nombre de courses suffisant (identification des pics de demande, des évènements particuliers dans sa zone d’activité, etc.).    Il veille à développer sa propre clientèle (remise systématique d’une carte de visite à la fin d’une course, démarchage des entreprises locales, développement d’un site internet, présence sur les réseaux sociaux) et à la fidéliser (cartes de fidélité, attentions particulières, très haute qualité du service) afin de limiter sa dépendance aux plateformes et améliorer sa marge. 

Les recettes de l'activité

Le prix des courses des VTC n’est pas réglementé. La tarification est soit forfaitaire, soit déterminée en fonction de chaque course (selon la durée du trajet ou de la distance parcourue). Les plateformes utilisent des algorithmes de tarification dynamique pour adapter les prix au niveau de la demande. Les recettes sont complétées par les éventuels pourboires. Selon l’implantation géographique, l’activité peut présenter un caractère saisonnier (zones touristiques). 

Les charges à surveiller

Le véhicule constitue la principale charge du professionnel : amortissement (si achat) ou loyers mensuels (si location), carburant (la profession est très sensible à l’évolution de son prix), entretien, assurance et contrôle technique annuel. Les commissions prélevées par les plateformes représentent entre 15% et 25% du chiffre d’affaires du chauffeur de VTC.

La maîtrise du résultat

Le professionnel doit développer la part de sa propre clientèle pour améliorer la rentabilité de son activité. Sur ce segment de clientèle, il pourra appliquer sa propre politique tarifaire et ne sera pas contraint de reverser une commission d’intermédiation. 

La gestion financière et les besoins en trésorerie

Les fonds propres doivent impérativement être suffisants pour limiter les charges financières liées à l’acquisition du véhicule en raison de la faible rentabilité de l’activité. Le besoin en fonds de roulement est plus élevé pour les professionnels travaillant avec une clientèle d’entreprises en raison des délais de paiement plus longs.

EVOLUTION DU NOMBRE DE CRÉATION

2020

2019

2018

2017

2016

2015

9 929 (1)

14 429

15 255

13 913

13 441

10 167

(1) Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements – champ marchand non agricole, Créations d’entreprises, Transports de voyageurs par taxis.

Théophile

Théophile Rousseau

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Content manager junior

Article mis à jour le 01 mars 2022

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