L’activité du wedding planner

Icône auteur

Par Théophile Rousseau

Icône date de publication

15 avril 2022

Icône temps de lecture

3 min.

Devenir wedding planner

L'installation

Pour les wedding planner, la création est de très loin le mode d’installation le plus courant. Le porteur de projet doit mener une étude de marché rigoureuse de son lieu d’implantation, en déterminant en particulier la typologie de la population (âge moyen, revenu médian, etc.), en identifiant les prestataires liés à l’évènementiel implantés dans sa zone d’activité (traiteurs, fleuristes, photographes, animateurs, loueurs de salles, etc.) ainsi que l’offre existante pour l’organisation de mariage (concurrents directs ou professions connexes). Pour se démarquer de ses concurrents, certains professionnels choisissent de se spécialiser (mariage à l’étranger, clientèle haut de gamme, etc.). Ce choix doit être cohérent par rapport au territoire d’implantation. 

Les reprises sont très rares, la notoriété d’une entreprise de wedding planner étant étroitement liée au cédant lui-même. Une période de collaboration devra impérativement précéder la cession pour permettre, notamment, la transmission des contacts professionnels du cédant. 

Il n’est pas indispensable de disposer de locaux, surtout au démarrage de l’activité. 

Les investissements

Les investissements de départ sont faibles. Ils concernent essentiellement les frais de communication (site Internet, coût du référencement sur les plateformes spécialisées, publicité dans les médias locaux ou spécialisés, etc.). La location d’un stand au sein d’un salon du mariage offre une visibilité importante, mais représente aussi un budget conséquent. En dehors des grandes agglomérations, un véhicule personnel est souvent nécessaire pour aller à la rencontre de la clientèle et des prestataires, visiter les lieux de réception, etc.

La gestion

Les mariages sont généralement planifiés 12 à 18 mois à l’avance. Le wedding planner doit donc mener de front l’organisation de plusieurs mariages à différents stades d’avancement tout en consacrant du temps à la prospection pour décrocher des contrats pour la saison suivante. 

Du fait de la saisonnalité de l’activité, il met à profit la période dite « creuse » pour enrichir son carnet d’adresses (nouveaux prestataires, nouveaux lieux de réception, etc.) qui constitue sa principale valeur ajoutée vis-à-vis de sa clientèle. Les professionnels de son réseau ne sont pas seulement des prestataires : ils sont aussi ses prescripteurs. Il noue donc des relations étroites avec eux. Véritables sources d’inspiration pour les futurs mariés, les réseaux sociaux sont essentiels pour capter une clientèle, accroître sa notoriété et se démarquer. Enfin, le professionnel suit de très près les nouvelles tendances en matière de mariage.

Le bouche-à-oreille reste un très bon moyen de trouver de nouveaux clients. Il est donc vital de développer et d’entretenir un solide tissu relationnel pour réussir dans ce métier.

Les recettes de l'activité

L’activité est très concentrée entre avril et octobre. Un wedding planner organise généralement entre 10 et 15 mariages par an. En deçà, le chiffre d’affaires ne permettra pas de dégager un revenu d’activité suffisant. Au-delà, il sera difficile de porter l’activité en solo. 

Le wedding planner facture sa prestation d’organisation soit sur la base d’un forfait (l’organisation complète d’un mariage est généralement facturée entre 3 500 euros et 5 000 euros) soit sur la base d’un pourcentage du budget global du mariage (généralement 10 à 15%). La rémunération des différents prestataires sollicités pour l’évènement est le plus souvent réglée directement par les futurs mariés. 

Pour contrer la saisonnalité, certains professionnels étendent leur prestation à l’évènementiel d’entreprise (séminaires, lancement de produits, team building) ou à l’organisation d’évènements familiaux (anniversaire de mariage, baby shower, baptêmes, etc.).

Les charges à surveiller

Les principales charges sont constituées des cotisations sociales de l’exploitant et des frais de communication. Les frais de déplacement peuvent également être importants, notamment si le professionnel organise des cérémonies sur tout le territoire voire à l’international.

En cas d’adhésion à une enseigne nationale (licence de marque, franchise), le professionnel est redevable d’une commission fixe annuelle ou d’un pourcentage de son chiffre d’affaires. En contrepartie, il bénéficie de la notoriété du réseau et de la transmission de son savoir-faire.

La maîtrise du résultat

Chaque projet de cérémonie étant unique, le professionnel doit veiller à ce que le montant de sa prestation corresponde à l’investissement temps nécessaire pour le mener à bien.

La qualité de l’organisation du professionnel est primordiale. Elle doit lui permettre de suivre plusieurs projets d'événements en parallèle.

Enfin, la maîtrise des charges de personnel est capitale : chaque recrutement doit correspondre à un potentiel réel de mariages en plus à organiser. 

La gestion financière et les besoins en trésorerie

Plusieurs mois seront nécessaires pour décrocher les premiers contrats. Au démarrage de l’activité, le porteur de projet devra donc disposer de fonds propres suffisants.

Une gestion rigoureuse de la trésorerie est essentielle en raison de la forte saisonnalité de l’activité (concentration des mariages entre avril et octobre) et de l’échelonnement des paiements (acomptes) sur toute la durée de la prestation, de la signature du contrat avec les clients au jour J (12 à 18 mois généralement). 

Théophile

Théophile Rousseau

Icône LinkedIn

Content manager junior

Article mis à jour le 15 avril 2022

Pour aller plus loin

La newsletter des entrepreneurs

Tous les mois, recevez notre newsletter fraîche et décalée pour casser les barrières de l'entrepreneuriat