Le marché des travaux de maçonnerie Dernière mise à jour le 04/05/2021

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Compétences

  • Qualification professionnelle
  • Aptitudes commerciales
  • Maîtrise de la gestion

Spécificités

  • Poids des investissements
  • Importance de la qualité de l'emplacement
  • Intensité de la concurrence

Vie privée

  • Niveau de rémunération
  • Degré des contraintes horaires
  • Facilité de remplacement

Bien que le volume d’activité du bâtiment ait chaque année entre 2016 et 2019, son rythme de croissance n’a cessé de ralentir sous l’effet du fléchissement du non résidentiel neuf et du logement neuf.

En dépit des conditions d’emprunt attractives (faiblesse des taux, allongement de la durée des prêts) l’accession à la propriété a été pénalisée par le recentrage du prêt à taux zéro (sa quotité est passée de 40% à 20% en zone B2 et C dans le neuf) et la suppression du dispositif « APL accession ». La refonte du zonage du dispositif Pinel (exclusion des zones B2 et C) a, quant à elle, pesé sur l’investissement locatif.

La croissance très modérée du segment de l’amélioration-entretien, qui représente 57% de l’activité du secteur du bâtiment, a été portée par la bonne tenue du marché dans l’ancien (plus d’un million de transactions en 2019) ainsi que par les mesures incitatives en faveur des travaux de rénovation énergétique (Crédit d’Impôt pour la Transition Energétique, éco-prêt à taux zéro).

Malgré l’entrée en vigueur, le 30 juillet 2020, de la nouvelle directive européenne sur le travail détaché (instauration de l’alignement des rémunérations des travailleurs détachés sur celles des salariés employés par les entreprises établies sur le territoire, durée de détachement limitée à 12 mois, création d’un statut de détachement longue durée aux conditions plus strictes), le BTP reste l’un des principaux secteurs à recourir à ce statut en France. Les fraudes au travail détaché et au travail dissimulé constituent une concurrence déloyale entre les entreprises du secteur.

Dans ce contexte, les pressions tarifaires sont exacerbées, ce qui pèse sur les marges des professionnels, structurellement faibles, déjà affectées ces dernières années par la hausse des charges salariales et des prix des matières premières, et dégradées encore davantage aujourd’hui par la majoration des coûts liés au respect des conditions sanitaires.

Suite aux accords d’éco-conditionnalité passés entre l’Etat et l’Ademe, les travaux de rénovation énergétique sont éligibles aux différents dispositifs d’aides (éco-prêt à taux zéro, Crédit d’Impôt pour la Transition Energétique) qu’à condition qu’ils soient réalisés par des professionnels qualifiés « RGE » (Reconnu Garant de l’Environnement). L’engagement dans une démarche qualité est donc devenu incontournable pour accéder au marché porteur des travaux d’amélioration des performances énergétiques des logements.

 

Tendances

La crise sanitaire, et plus particulièrement la mise à l’arrêt des chantiers lors du premier confinement, a fortement pénalisé le bâtiment en 2020 : il a subi une chute historique de son volume d’activité de 15% selon la Fédération Française du Bâtiment. Alors que la construction neuve de logements et de bâtiments non résidentiels s’est effondrée, le segment de l’amélioration-entretien a davantage résisté.

Malgré les perspectives de rebond d’activité en 2021, les entreprises du bâtiment évolueront dans un contexte économique dégradé qui impactera l’ensemble de ses segments clients : ménages (hausse du chômage, baisse du pouvoir d’achat et crise de confiance), entreprises (report ou annulation des investissements) et commande publique (attentisme des collectivités).

Toutefois, plusieurs facteurs viendront en soutien de l’activité de la filière :

– le renforcement du financement de la rénovation énergétique des bâtiments publics et privés intégré au plan « France Relance » pour la période 2020-2022 (soit 6,7 milliards d’euros d’aides publiques sur 100 milliards), avec notamment l’élargissement des bénéficiaires du dispositif d’aide à la rénovation énergétique « MaPrimeRénov» (qui permet de financer jusqu’à 20 000 euros de travaux), 

– la prolongation du dispositif d’investissement locatif Pinel jusqu’en 2024,

– les conditions de financement favorables aux ménages : taux d’intérêt des crédits immobiliers attractifs, assouplissement des conditions d’octroi des crédits immobiliers (nouvelles recommandations émises par les autorités financières début 2021) et prolongation du prêt à taux zéro jusqu’en 2022,

– le relèvement à hauteur de 100 000 euros du seuil des travaux accessibles sans appel d’offre jusqu’en 2022 (loi Asap).

 

L’organisation du marché

– Les petites entreprises artisanales : elles sont très présentes sur le marché du logement individuel, soit directement, soit en sous-traitance (notamment les constructeurs de maisons individuelles) et sur le marché de l’amélioration de l’ancien. La notoriété et la qualité des prestations conditionnent la réussite de ces petites structures.
– Les PME régionales : elles sont mieux implantées sur le logement neuf non résidentiel et sur les chantiers de petite et moyenne taille des collectivités locales.
– Les grandes entreprises (Bouygues….) elles sont très implantées sur les chantiers de constructions importantes.

 

 

 

 

 

Construction de maisons individuelles

Construction de bâtiments divers

Travaux de maçonnerie générale et gros oeuvre de bâtiment

Nombre d’entreprises du secteur

2018

31 186 (1)

14 422 (1)

113 624 (1)

Chiffre d’affaires du secteur(en milliards d’euros) 2018

12,441 Md€ (2)

30,356 Md€ (2)

34,250 Md€ (2)

Évolution du chiffre d’affaires du secteur en valeur (indice ICA base 100 en 2015)

2020

2019

2018

2017

2016

2015

2014

2013

2012

2011

2010

126,7  (3)

131,3

127,8

120,3

108,4

100,0

102,5

109,7

115,2

118,3

101,6

100,5 (3)

112,4

103,2

98,6

96,0

100,0

101,5

102,2

102,1

100,0

93,9

119,1 (3)

125,5

116,2

109,9

102,5

100,0

103,0

105,8

106,2

106,1

98,4

(1) Source : INSEE, démographie des entreprises et des établissements 2018 – champs marchand non agricole, Stocks d’entreprise au 31 décembre 2018.

(2) Source : INSEE, ESANE.

(3) Source : INSEE, Indice de chiffre d’affaires dans l’industrie et la construction.

 

En savoir plus sur ce secteur : Travaux de maçonnerie

Les principales organisations professionnelles

CAPEB
Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment
2 rue Bérenger - 75140 Paris cedex 03
Tel : 01 53 60 50 00 – Fax : 01 45 82 49 10
http://www.capeb.fr

 

FFB
Fédération Française du Bâtiment
33 rue Kléber - 75784 Paris Cedex 16
Tel : 01 40 69 51 00 – Fax : 01 45 53 58 77
http://www.ffbatiment.fr

 

UMGO
Union de la Maçonnerie et du Gros Oeuvre
33 rue Kléber – 75784 Paris Cedex 16
Tel : 01 40 69 51 59 - Fax : 01 47 20 06 62
http://www.umgo.ffbatiment.fr

 

La presse spécialisée

Batiactu
http://www.batiactu.fr 

Le Moniteur
http://www.lemoniteur.fr

 

Pour en savoir plus sur la mention RGE (Reconnu Garant de l'Environnement)

Site de l'Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie)
http://www.ademe.fr/entreprises-monde-agricole/labels-certifications/entreprise-batiment

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