L'activité du commerce de détail de tabac Dernière mise à jour le 06/02/2020

L’installation

La création

Le gel des créations a été abrogé en 2012. L’implantation est pourvue prioritairement par transfert puis par appel à candidatures émanant du directeur interrégional des douanes et droits indirects. Les créations restent très rares.

La reprise

Le rachat du fonds est négocié de gré à gré entre le cédant et l’acquéreur. Toutefois, le dossier de reprise doit être accepté par la direction générale des douanes qui apprécie sa viabilité économique. En raison d’une forte demande, les prix sont généralement élevés. L’emplacement, la nature du bail commercial (montant des loyers), la fréquentation et la diversification du chiffre d’affaires, influencent fortement le prix de vente.

 

Les investissements

Contraints de se diversifier, les buralistes doivent consentir des investissements afin de valoriser l’ensemble de leurs produits et services.

Le protocole d’accord signé entre la confédération des buralistes et l’Etat pour la période 2018-2021 instaure un fonds de transformation afin de soutenir la diversification des activités des buralistes. Jusqu’au 31 décembre 2021, chaque buraliste peut percevoir une aide plafonnée à 30% de ses dépenses (40% si son chiffre d’affaires de tabac de l’année précédente était inférieur à 400 000 euros) dans la limite de 33 000 euros. Le projet de transformation doit comporter au minimum quatre éléments, dont deux extérieurs (carotte sans mention « tabac », signalétiques apposées en façade, store banne, devanture, ravalement de façade, terrasse ou véranda) et deux intérieurs (mobiliers, linéaires, présentoirs, réfrigérateurs, distributeurs, éclairage, outils de digitalisations : terminaux d’encaissement, bornes d’impression ou multiservices, sites internet, tablettes tactiles, wifi, etc.). Des éléments complémentaires peuvent aussi être financés : travaux de sols, de plafonds, menuiserie, électricité, sanitaires, climatisation, sonorisation, etc. Un audit obligatoire doit être réalisé en amont du projet de transformation (son coût moyen est de 2 000 euros et il peut être pris en charge à 100% dans le cadre de l’aide allouée).

Par ailleurs, la sécurisation du débit de tabac donne droit à une subvention délivrée, après étude de la demande, par la direction interrégionale des douanes et droits indirects territorialement compétente. Son montant est plafonné à 15 000 euros par débit de tabac sur une période de quatre ans. Enfin, les protocoles d’accord avec FDJ et le PMU suppriment les loyers exigés sur les mobiliers de présentation des jeux.

 

La gestion

Le suivi au quotidien

Le professionnel suit ses recettes journalières en dissociant les recettes provenant de la vente de tabac, des autres produits et services commissionnés (jeux, presse, timbres-Poste, timbres amendes et fiscaux, téléphonie mobile, services bancaires, relais pour les colis, relais Poste) et de la vente des produits de comptoir (snacking, confiserie, briquets, cadeaux, souvenirs, etc.). Les marges les plus élevées étant obtenues sur les produits de comptoir, leur poids sur le chiffre d’affaires global est essentiel.

 

Les recettes de l’activité

Elles sont de plus en plus diversifiées. Le débitant perçoit une remise sur les tabacs qui est déduite du prix d’achat aux fournisseurs au moment de la livraison. La remise nette s’élève à 7,9% pour toutes les catégories de tabac. En cas de baisse de chiffres d’affaires, le débitant perçoit une remise compensatoire et transitoire. Le chiffre d’affaires des activités complémentaires au tabac est constitué à la fois des commissions perçues (jeux, presse, timbres, etc.) et des ventes HT de produits et services à marge (snacking, confiserie, cadeaux, reproduction de clés, développement photos, etc.).

 

Les charges à surveiller

Les principales charges sont les taxes reversées à l’administration fiscale. Les loyers sont souvent élevés, ainsi que les primes d’assurance en forte hausse en raison de l’exposition des débits aux risques d’insécurité.

 

La maîtrise du résultat

Les conditions d’achat du fonds de commerce sont déterminantes : la rentabilité de nombreux débits est en effet insuffisante en raison d’un prix de rachat trop élevé et/ou d’un autofinancement trop limité. Les affaires les plus performantes sont celles qui bénéficient d’une forte fréquentation et qui se diversifient.

 

La gestion financière et les besoins en trésorerie

L’importance des fonds propres est déterminante du fait de la valeur des immobilisations (principalement du fonds de commerce) et de l’importance des loyers. Les stocks doivent être parfaitement gérés, surtout en ce qui concerne les produits annexes (souvenirs régionaux, cadeaux…). La trésorerie doit être positive.

 

    Commerce de détail de tabac
Evolution du nombre de création

 

2017

2016

2015

2014

2013

2012

2011

2010

 

270(1)

216

244

241

309

299

344

299

Les ratios de gestions clefs

Chiffre d’affaires moyen

Marge brute

Excédent brut d’exploitation

Rotation des stocks

Crédit clients

Crédits fournisseurs

Besoin en fonds de roulement

296 K€ (2)

55,23 %

19,28 %

119 jours

2 jours

142 jours

– 71 jours

(1) Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements – champ marchand non agricole, Créations d’entreprises.

(2) Source : Moyenne indicative. Données exprimées en % et jours (de chiffre d’affaires ou d’achat).

 

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