Le marché du médecin généraliste Dernière mise à jour le 04/12/2019

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Compétences

  • Qualification professionnelle
  • Aptitudes commerciales
  • Maîtrise de la gestion

Spécificités

  • Poids des investissements
  • Importance de la qualité de l'emplacement
  • Intensité de la concurrence

Vie privée

  • Niveau de rémunération
  • Degré des contraintes horaires
  • Facilité de remplacement

Malgré la politique de maîtrise des dépenses de santé menée depuis plusieurs années, les honoraires des médecins généralistes progressent à un rythme régulier. Plusieurs éléments sont favorables à l’activité des praticiens :

– Le vieillissement de la population (plus d’un quart de la population totale aura 60 ans et plus en 2020) constitue un moteur de croissance important pour l’activité des médecins généralistes.

– L’augmentation des affections longue durée (ALD) ainsi que le développement des campagnes de prévention et de dépistage (cancers du sein, IST, etc.) entraînent une hausse de la consommation de soins médicaux.

– La mise en place de la rémunération à la performance : la convention médicale de juillet 2011 a introduit un nouveau mode de rémunération des médecins libéraux : la Rémunération sur Objectifs de Santé Publique. Cette rémunération est conditionnée par la réalisation d’objectifs : réduction des prescriptions de médicaments ou d’arrêts de travail, prescriptions de génériques, modernisation du cabinet médical, etc. La dernière convention médicale conclue entre les médecins libéraux et l’Assurance Maladie pour la période 2016-2021, renforce et élargit ce dispositif (prévention, efficience des prescriptions et suivi des pathologies chroniques).

– Les revalorisations prévues par la nouvelle convention médicale 2016-2021 : revalorisation du tarif des consultations (25 € depuis mai 2017 contre 23 € auparavant), création de deux nouveaux tarifs de consultations pour les prises en charge plus complexes (46 euros et 60 euros depuis le 1er novembre 2017) et mise en place d’un forfait patientèle unique en fonction du type de patientèle (âge, pathologie, précarité) regroupant tous les anciens forfaits.

Toutefois, l’exercice des professionnels de santé de ville est en pleine mutation. En effet, pour faire face aux enjeux du virage ambulatoire, de la croissance des pathologies chroniques et garantir à tous un accès égal au système de santé, les pouvoirs publics souhaitent accélérer le développement de l’exercice coordonné en s’appuyant sur les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS). Instaurées par la loi de santé de 2016 (loi n°2016-41 du 26 janvier 2016) les CPTS sont composées de professionnels de santé (médecins, auxiliaires médicaux), d’établissement de santé et d’acteurs médico-sociaux et sociaux réunis autour d’un projet de santé afin de répondre à une problématique territoriale de santé. La loi santé de 2019 (loi 2019-774 du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé) renforce ce dispositif qui devrait monter en puissance (on dénombrait 300 CPTS en mai 2019 alors que l’objectif est de 1000 CPTS à l’horizon 2022). L’accord conventionnel interprofessionnel du 20 juin 2019 dote les CPTS de moyens financiers proportionnels au bassin de population sur lequel le projet est mené (185 000 à 380 000 euros d’aide annuelle par CPTS).

 

Tendances

Les mesures de la loi santé de 2019 réformeront le cadre de l’exercice des professions libérales de santé :

– généralisation de l’exercice libéral coordonné pluriprofessionnel (CPTS) alors que l’exercice libéral isolé se marginalisera.

– financement de 4 000 postes d’assistants médicaux auprès des médecins libéraux afin de libérer du temps médical (estimé à 15%) à condition que ces derniers exercent en groupe et s’inscrivent dans un exercice coordonné ou une CPTS.

– restructuration de l’offre hospitalière avec trois niveaux : soins de proximité, soins spécialisés et soins ultraspécialisés ou plateaux techniques de pointe. 500 à 600 hôpitaux de proximité seront labellisés d’ici 2022. Ces derniers assureront des missions hospitalières de proximité en médecine polyvalente, soins aux personnes âgées, soins de suite et de réadaptation, consultations de spécialités, consultations non programmées, et devront disposer d’un plateau technique de biologie et d’imagerie, d’équipes mobiles et d’équipements en télémédecine. L’exercice mixte ville/hôpital de proximité sera favorisé.

– instauration de forfaits pour la prise en charge des pathologies chroniques à l’hôpital dès 2019 et encadrement des tarifications à l’activité (objectif de les limiter à 50% des financements d’ici à 2022). Cette démarche s’ouvrira par la suite sur la ville et les coordinations ville-hôpital.

– réforme les études de santé à compter de la rentrée universitaire 2020 : disparition du numerus clausus (les effectifs seront gérés par les ARS et les universités en fonction de leurs capacités et des besoins du territoire) et réforme de la première année commune aux études de santé en faculté de médecine (PACES).

L’organisation du marché

– Le secteur 1 : ces médecins généralistes conventionnés appliquent le tarif conventionnel.

 

– Le secteur 2 : ces médecins généralistes sont également conventionnés mais ils fixent librement leurs honoraires (actes remboursés aux mêmes conditions que ceux du secteur 1, la différence restant à la charge des patients). La dernière convention médicale (2016-2021) ouvre deux options de pratiques tarifaires maîtrisées (OPTAM pour tous les médecins et OPTAM-CO pour les chirurgiens et obstétriciens) aux médecins du secteur 2 afin de les encourager à stabiliser leurs tarifs et à facturer davantage aux tarifs opposables. En contrepartie, ces médecins bénéficient des tarifs de remboursement de leurs actes alignés sur ceux des médecins exerçant en secteur 1).

 

    Médecin généraliste
Nombre de médecins généralistes 2017

59 417 (1)

Honoraires des médecins généralistes (en milliards d’euros) 2017

9,411 Md€ (2)

(1) Source : Cnamts, Démographie, activité et patientèle des professions de santé du secteur libéral.

(2) Source : Cnamts, Démographie, activité et patientèle des professions de santé du secteur libéral.

 

En savoir plus sur ce secteur : Médecin généraliste

Les principales organisations professionnelles

CNOM
Conseil National de l’Ordre des Médecins
180 bd Haussmann - 75008 Paris
Tel : 01 53 89 32 00
http://www.conseil-national.medecin.fr

 

CSMF
Confédération des Syndicats Médicaux Français
79, rue de Tocqueville - 75017 Paris
Tel : 01 43 18 88 00
http://www.csmf.org

 

SNJMG
Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes
89 bis, rue Gilbert Rousset - 92 600 Asnières-sur-Seine
Tel : 01 47 98 55 94
http://www.snjmg.org

 

La presse spécialisée

Impact Medicom
http://www.impact-medicom.fr/

 

La Revue du Praticien
http://www.larevuedupraticien.fr

 

Le quotidien du Médecin
http://www.lequotidiendumedecin.fr

 

L’Assurance Maladie

Ameli.fr : conventions, tarifs conventionnels, gestion de l’activité et informations sur la profession.

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