L’activité de l'ostéopathe Dernière mise à jour le 30/03/2020

L’installation

La création

En raison du nombre très élevé de praticiens, l’ostéopathe doit réaliser une étude très approfondie du secteur dans lequel il envisage de s’installer (nombre d’ostéopathes, nombre d’habitants, typologie de la population, structures de soins, clubs sportifs, etc.). Il doit privilégier les zones où la densité de praticiens est la plus faible ou proposer une spécialité qui lui permette de se différencier des autres praticiens installés dans sa zone d’implantation (ostéopathie périnatale et pédiatrique, ostéopathie du sport, cervicalgies aigües, etc.).

La reprise

La cession doit être préparée bien à l’avance dans la mesure où la relation avec l’ostéopathe est une relation de confiance, établie sur le long terme avec sa patientèle. De plus, le repreneur doit exercer une spécialité adaptée à la patientèle cédée afin de limiter la déperdition de patientèle. Il est fréquent que la cession soit précédée d’une période de collaboration. Le praticien verse alors des rétrocessions sur le montant de ses honoraires au titulaire du cabinet (30% à 40% en moyenne).

L’association

Elle se développe de plus en plus et constitue une bonne solution pour partager les frais fixes (loyer, téléphonie, etc.). Préalablement à l’association, une période de collaboration, contre rétrocessions d’honoraires, permet de valider le projet d’association.

Le regroupement au sein de cabinets pluridisciplinaires (médecins, paramédicaux, praticiens d’autres médecines alternatives) peut permettre à l’ostéopathe de développer plus facilement sa patientèle, le groupement avec des professionnels de la médecine traditionnelle étant un gage de sérieux.

Les investissements

Les investissements sont très limités : seule la table de manipulation est essentielle. Le praticien investit également dans l’aménagement de son cabinet (mobilier et équipement informatique). Le renouvellement du matériel et du mobilier intervient généralement tous les 7 à 10 ans.

Dans le cas où le praticien intervient en dehors de son cabinet (milieu hospitalier, maisons de retraite, clubs sportifs), un véhicule peut être nécessaire.

Tout au long de sa vie professionnelle, l’ostéopathe investit également dans la formation continue.

La gestion

Le suivi au quotidien

Le praticien suit le nombre de consultations réalisées chaque mois. En moyenne, les ostéopathes réalisent une centaine de consultations par mois. Une séance dure entre 30 minutes et une heure.

L’ostéopathe veille à entretenir des relations de confiance avec le réseau de soins médicaux (médecins, paramédicaux) et il se fait connaître auprès des structures de soins (maisons de retraite, cliniques, centres de rééducation, clubs sportifs, etc.).

Certains réseaux de soins proposent des partenariats avec les ostéopathes. Ils permettent d’accroître le flux de patientèle mais en contrepartie, les praticiens s’engagent à respecter une tarification encadrée (jusqu’à 20% moins élevée).

Le secteur étant très concurrentiel, la notoriété du praticien est essentielle. Même si la qualité des soins permet de développer le bouche-à-oreille, le praticien doit veiller à son référencement auprès des annuaires généralistes et spécialisés, voire disposer de son propre site internet où il pourra mettre en avant ses spécialités d’intervention.

La plupart des ostéopathes ne disposent pas de secrétariat. Le recours aux plateformes de prises de rendez-vous en ligne permet donc de gérer plus facilement les prises de rendez-vous sans empiéter sur les séances. Par ailleurs, celles-ci proposent des rappels de rendez-vous automatiques qui limitent la non-présentation aux consultations.

 

Les honoraires

Les tarifs des consultations sont libres. Le tarif moyen d’une consultation est de 60 euros mais il peut varier en fonction du lieu d’exercice, de la spécialité et de la notoriété du praticien (50 à 100 euros).

Aucune prise en charge n’est réalisée par la Sécurité sociale mais certains dispositifs complémentaires de santé couvrent tout ou partie des consultations (généralement sous la forme d’un forfait annuel). On observe des écarts d’honoraires très importants selon les praticiens. Ils dépendent de la renommée du professionnel, de son portefeuille de patients et de sa spécialité.

 

Les charges à surveiller

Les charges les plus importantes sont les cotisations sociales personnelles, les loyers et les assurances (assurance responsabilité civile professionnelle, assurance des locaux et éventuellement celle du véhicule). La formation continue représente également une charge à ne pas négliger. Enfin, le référencement auprès d’annuaires généralistes ou spécialisés, ainsi que le recours aux plateformes de rendez-vous en ligne, engendrent des charges supplémentaires (abonnements mensuels ou annuels).

 

La maîtrise du résultat

La rentabilité de l’activité dépend du volume de consultations réalisées et du tarif moyen de la consultation.

 

La gestion financière et les besoins en trésorerie

L’ostéopathe doit disposer de plusieurs mois de fonds de roulement, afin de faire face à ses charges fixes et à ses besoins privés, jusqu’à ce qu’il constitue sa patientèle. L’installation doit être largement autofinancée.

 

    Infirmiers
Evolution du nombre d’ostéopathes exclusifs

2019

2018

2017

2016

2015

2014

2013

2012

2011

2010

19 283 (1)

18 181

17 897

15 545

13 758

12 249

10 730

9 045

6 971

5 342

(1) Source : Répertoire Adeli

 

Voir un autre secteur d'activité

Pour parfaire votre connaissance du secteur d’activité sur lequel vous souhaitez vous lancer, le Crédit Agricole met à votre disposition plus d’une centaine de fiches d’informations sectorielles.

Ces outils, utilisés également par les experts du Crédit Agricole, compilent les informations nécessaires à la construction de votre business plan et à la maîtrise de votre marché. Vous y trouverez des données clés sur votre marché, ses atouts et ses freins, les indicateurs standards le caractérisant ou encore sa réglementation.

Veuillez sélectionner le secteur et le secteur d'activité.