L’activité de l'agencement de lieux de vente Dernière mise à jour le 03/04/2020

L’installation

La création

C’est le mode d’installation privilégiée si l’entreprise sous-traite la production du mobilier sur-mesure. Le créateur est le plus souvent un ancien salarié du secteur. Les besoins en locaux dépendent de l’internalisation des compétences (bureaux d’études, fabrication, etc.). Les surfaces nécessaires peuvent être importantes en cas de fabrication du mobilier.

La reprise

En raison du coût élevé des équipements destinés à fabriquer le mobilier sur-mesure, la reprise représente surtout un intérêt pour les entreprises du secteur qui assurent la fabrication du mobilier.

Les investissements

Les équipements de fabrication du mobilier représentent la plus grande part des investissements. La concurrence très forte exercée par les entreprises implantées dans des pays où le coût de la main d’oeuvre est plus faible (pays de l’Est essentiellement), a contraint les opérateurs nationaux à industrialiser leurs ateliers et à s’équiper de machines sophistiquées dont les coûts d’acquisition sont très élevés. Les matériaux étant très variés (bois, métal, plexiglas, etc.), les équipements doivent être très flexibles et s’adapter aussi bien à la fabrication d’une pièce de mobilier unique qu’à celle d’une petite série.

Ces équipements sont renouvelés tous les trois à cinq ans. Il existe un marché de l’occasion (fermetures de sites industriels, renouvellement régulier des équipements des industriels) qui permet de réduire les investissements, notamment en phase d’installation.

Pour son bureau d’étude, l’entreprise doit investir dans des équipements informatiques performants (à renouveler tous les trois ans) ainsi que dans des logiciels de CAO/DAO (licences à renouveler annuellement).

Enfin, l’entreprise doit acquérir et entretenir des véhicules pour assurer le transport et la livraison du mobilier. Il peut toutefois choisir de sous-traiter le transport.

La gestion

Le suivi au quotidien

Le professionnel suit l’évolution de son chiffre d’affaires et de son carnet de commandes. Il doit parfaitement maîtriser les prix des différents matériaux (bois, métal, etc.) et le coût de sa main d’œuvre qui intervient aux différentes étapes du projet (études, conception, fabrication, pose). Il suit également la répartition de son chiffre d’affaires entre projets de rénovation et créations pures.

Le professionnel doit suivre les tendances en matière d’agencement commercial et de modes de consommation (salons professionnels, presse spécialisée, etc.), ainsi que la réglementation des secteurs professionnels auprès desquels il intervient (évolution réglementaire ou normative).

Il se fait connaitre des têtes de réseaux du commerce indépendant organisé et se constitue un solide réseau professionnel, le recours à la sous-traitance étant très répandu dans le secteur. Tout en prospectant de nouveaux clients et fournisseurs, il doit suivre de très près ses chantiers d’agencement et veiller au respect de la planification de la fabrication du mobilier. Tout retard dans l’exécution de ses prestations est très préjudiciable à ses clients, les travaux d’agencement entraînant la fermeture temporaire de leurs établissements et donc une perte sèche de chiffre d’affaires.

 

Les recettes

Les entreprises du secteur réalisent en moyenne une trentaine d’agencements par an. En cas de spécialisation sur un type de marché (commerces, CHR, etc.), l’activité peut être concentrée sur certaines périodes, les clients réalisant leurs travaux d’agencement en dehors de leurs pics d’activité. Les professionnels établissent généralement leurs tarifs sur la base d’un prix au m2 qui dépend des matériaux utilisés et de la complexité de la réalisation (500 à 2 500 euros /m2).

 

Les charges à surveiller

Si l’entreprise internalise les compétences (bureaux d’études, fabrication, etc), les achats de matériaux et les charges de personnel sont les postes de charge les plus importants. L’amortissement du matériel et sa maintenance représentent également une charge importante.

La sous-traitance est très répandue dans le secteur et peut donc peser sur les charges de l’entreprise.

 

La maîtrise du résultat

Chaque projet d’agencement étant unique, le résultat de l’entreprise dépend avant tout de la capacité du professionnel à fixer correctement ses tarifs afin de préserver des marges suffisantes. La maîtrise des charges de personnel et/ou de la sous-traitance ainsi que la capacité à rentabiliser les investissements sont également essentielles.

 

La gestion financière et les besoins en trésorerie

Les fonds propres doivent être suffisamment importants (plus de 30% du chiffre d’affaires) pour dégager un fonds de roulement positif permettant de couvrir au minimum 2 mois de chiffre d’affaires. En effet, le besoin en fonds de roulement est important du fait des délais de paiement (clientèle professionnelle).

 

Evolution du nombre de création

2018

2017

2016

2015

468 (1)

360

390

359

Les ratios de gestion clefs

Chiffre d’affaires moyen

Marge brute

Excédent brut d’exploitation

Rotation des stocks

Crédit clients

Crédits fournisseurs

Besoin en fonds de roulement

199 K€ (2)

84,89 %

27,57%

21 jours

44 jours

39 jours

28 jours

(1) Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements – champ marchand non agricole, Créations d’entreprises.

(2) Source : Moyenne indicative. Données exprimées en % et jours (de chiffre d’affaires ou d’achat).

 

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