L’activité du centre équestre Dernière mise à jour le 30/04/2020

L’installation

Le choix du lieu d’implantation est crucial. Le porteur de projet doit s’assurer qu’il lui offre un potentiel de clients suffisant : importance du bassin de population dans un rayon de 20 kilomètres (sur la base d’un taux de 1,5% de la population française qui pratique l’équitation régulièrement, on peut estimer qu’il faut au moins toucher un potentiel de 10 000 habitants pour atteindre un potentiel de 150 cavaliers), la typologie de la population locale (plus de 80% des pratiquants sont des femmes et près de la moitié des cavaliers licenciés ont moins de 15 ans), la répartition de la population par CSP ainsi que les centres équestres implantés à proximité (typologie des prestations, positionnement tarifaire). L’accès au centre doit être simple (routes praticables toute l’année) et il doit être visible (importance de la signalétique). Pour permettre leur extension, les centres doivent disposer de réserves foncières.

En cas de reprise d’un centre équestre, il faut veiller à l’état des installations et s’assurer de l’adéquation entre son projet de reprise et les attentes de la clientèle existante.

Les investissements

L’investissement de départ varie en fonction de la surface du foncier, du nombre d’animaux, du type d’équidé et de l’importance des infrastructures (nombre d’écuries, carrière, manège, sellerie, locaux de stockage du fourrage, club house, etc.). Le transport d’animaux nécessite également des véhicules et remorques adaptés.

Il est important de bien définir les attentes de la clientèle ciblée pour réaliser des investissements en adéquation avec elles (compétitions, stages, randonnées, voltige, pratique en groupe, etc.). Les effectifs et la typologie de la cavalerie doivent être adaptés au nombre de clients et à leurs pratiques.

La gestion

Le suivi au quotidien

Le professionnel planifie l’activité du centre : soins des chevaux, enseignement, accueil des groupes, tâches administratives, entretien de la structure, suivi de la clientèle, etc. La planification doit permettre d’optimiser les ressources (personnel, cavalerie, infrastructures) et tenir compte des temps d’échange avec les clients pendant les phases de préparation et de retour des activités, la qualité de la relation avec la clientèle étant déterminante pour la réussite de l’activité.

Des pics d’activités sont enregistrés le mercredi et le samedi, pendant les vacances scolaires et à la rentrée (inscription pour la saison). Le dimanche est souvent consacré à l’accompagnement au concours ou à la participation à des manifestations. La pratique loisir est très sensible aux conditions météorologiques. La saisonnalité de la pratique sport est moins forte mais dépend des infrastructures du centre (présence d’un manège couvert par exemple).

Le développement de la clientèle prend du temps et il est nécessaire de la renouveler (volatilité de la clientèle, arrêt de la pratique de certains jeunes cavaliers à l’âge adulte). Le bouche-à-oreille, même s’il est très important, ne suffit pas pour que le centre gagne en notoriété. Il est nécessaire de développer un véritable plan marketing. La création d’un site Internet, la présence sur les réseaux sociaux, le référencement sur les annuaires spécialisés et la présence sur les évènements équestres sont indispensables. Il faut également se faire connaître des structures qui peuvent générer des flux de clientèle de groupe et être prescriptives : comités d’entreprises, municipalités, offices de tourisme, centres aérés, associations locales, structures médico-sociales, etc.

L’adhésion à des instances nationales, comme la Fédération Française d’Equitation, permet de bénéficier d’actions de communication destinées à promouvoir la pratique (opérations « équitation pour tous », « poney-école », etc.).

Enfin, il existe de nombreux labels (Ecole Française d’Equitation, Centre de Tourisme Equestre, Ecurie de Compétition, Equi-Handi Club, Sport Etudes et Sport Etudes Excellence, Ecole Française d’Attelage, Cheval Etape) qui renforcent l’attractivité du centre en valorisant ses compétences.

 

Les recettes

L’enseignement et la pension sont les principales recettes des centres (40 à 45% pour le premier, 30 à 40% pour le second). Pour l’enseignement, les centres pratiquent plusieurs tarifications (à l’heure, au trimestre, au semestre ou à la journée pour les stages) et proposent des tarifs spéciaux pour leurs adhérents. Pour la pension, les tarifs dépendent des options prises par les propriétaires : pension en paddock individuel, pension en box, pension avec sortie en paddock, etc.

Les tarifs sont variables en fonction des infrastructures, des prestations et de la notoriété du centre. Il est important de définir le coût de production de chaque prestation avant de fixer son tarif.

En zone touristique, les recettes provenant des randonnées peuvent être importantes pendant la période estivale.

Le nombre de clients par centre est généralement compris entre 120 et 150 cavaliers.

 

Les charges à surveiller

Les principales charges opérationnelles sont constituées par l’alimentation, la litière, les frais d’élevage et les soins aux chevaux (vétérinaires, maréchalerie). Les principales charges de structure concernent les charges sociales (exploitant et salariés), la maintenance des infrastructures et du matériel et les assurances. Les amortissements (infrastructures, équipements) sont également très importants.

 

La maîtrise du résultat

L’optimisation de la planification des activités du centre et la maîtrise des charges sont déterminantes pour le résultat.

La diversification des prestations est indispensable pour se démarquer des concurrents, développer la clientèle et la fidéliser. Elle doit être menée progressivement et tenir compte des capacités du centre (infrastructure, personnel, compatibilité avec les autres activités).

Les charges de personnel, premier poste de dépenses, doivent être parfaitement maîtrisées (adaptation des effectifs à l’activité, recours à l’emploi saisonnier en périodes de pics d’activité, mécanisation et automatisation de certaines tâches).

Pour l’activité de pension, le professionnel doit veiller au taux de remplissage en raison du poids important des charges fixes.

 

La gestion financière et les besoins en trésorerie

Les fonds propres doivent être élevés en raison de l’importance des investissements. La constitution de la clientèle étant lente, les besoins en trésorerie sont importants en phase d’installation.

En régime de croisière, une gestion rigoureuse de la trésorerie est indispensable du fait de la saisonnalité de l’activité et des délais de paiement plus longs pour les centres développant l’activité groupe (comité d’entreprises, centres aérés, structures médico-sociales, etc.).

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