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Rencontre avec Céline Masson, spécialiste en shiatsu à Grand Quevilly près de Rouen

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Par Théophile Rousseau

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12 juillet 2021

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3 min.

spécialiste en shiatsu
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Céline nous explique son parcours entrepreneurial, de maître-nageur sauveteur à son activité de spécialiste en shiatsu qu’elle développe actuellement.  

Bonjour Céline, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? 

Bonjour ! Oui, je suis maître-nageur sauveteur depuis 2002 à Rouen et spécialiste en shiatsu depuis 2020. J’avais besoin de donner un nouveau sens à ma carrière et surtout, le besoin d’aider les autres. Avoir un impact plus important dans ce que je propose. C’est pour cela que je me suis formée et que je développe une activité de spécialiste en shiatsu, en Wastu et de gestion de l’aquaphobie (la peur de l’eau). L’idée de base était d’aider les gens à se sentir plus à l’aise dans l’eau et mon activité de maître-nageur ne me permettait pas forcément de proposer cela. 

Pouvez-vous nous expliquer en quoi consistent ces différentes techniques ?

Bien sûr, le shiatsu veut dire littéralement : shi : pression et atsu : doigts en japonais, c’est une médecine traditionnelle qui cherche à préserver et améliorer la santé du patient tout en soulageant les déséquilibres de l’organisme. Le shiatsu se pratique dans un environnement calme, sur un futon généralement. C’est une pratique holistique, qui s’intéresse à l’état d’esprit, le corps mais aussi l’environnement de vie du patient. 

Le Watsu, plus moderne, reprend cette technique pour se relaxer. Il s’agit de travailler les étirements, les bercements et les points de shiatsu directement dans l’eau (en piscine chauffée à 30° minimum). Pendant 1 heure, le patient se laisse aller et sort de la séance vraiment détendu.

Il s’agit de deux pratiques de médecine préventive pour éviter de tomber malade mais aussi en accompagnement aux soins. Mes patients viennent me voir pour 3 à 4 séances généralement assez rapprochées et lorsque leur état se stabilise, nous espaçons les séances ou arrêtons. 

Quelles ont été les étapes de la création de votre projet ?

J’ai découvert le Watsu grâce à mon activité de maitre-nageur et notamment pour enrichir mes compétences, puis j’ai fini par me former au shiatsu et devenir spécialiste en 2020. Il faut dire que le Watsu demande d’avoir accès à un bassin chauffé à minimum 30°. C’est aussi une pratique moins accessible, donc le shiatsu représente la plus grande partie de mon activité. 

Au début de ma formation, j’ai beaucoup pratiqué avec la famille ou avec mon entourage. Puis, j’ai commencé à avoir mes premiers patients grâce au bouche à oreille, c’est d’ailleurs toujours comme cela que mes patients me contactent aujourd’hui. Je pratique chez moi où j’ai aménagé une pièce dédiée pour recevoir mes patients. 

Je communique peu mais j’ai un site internet sur lequel il est possible de prendre rendez-vous facilement, et une page Facebook qui redirige vers ce site. 

Il faut dire qu’actuellement j’exerce encore ma profession de maitre-nageur à 80 % de mon temps. Malgré tout, cela me permet de recevoir 8 à 10 patients par mois, ce qui est intéressant pour un début d’activité.

À qui vous êtes-vous adressée pour la création de votre entreprise ? 

En dehors de ma formation au shiatsu, je ne me suis pas formée outre mesure à la création d’entreprise. Cela s’est mis en place assez naturellement, grâce notamment à une personne de mon entourage elle-même auto-entrepreneur qui m’a aidé dans les démarches de création de mon auto-entreprise. C’était assez évident de se lancer car j’observe une curiosité grandissante pour les médecines préventives. D’ailleurs l’OMS (Organisation mondiale de la santé) a récemment fait circuler une note sur l’importance des médecines complémentaires et certaines mutuelles commencent à prendre en charge des séances de shiatsu. 

Les patients sont curieux, de tous âges et lorsqu’ils essayent le shiatsu, ils observent un vrai bienfait. 

Avec ce constat, comment envisagez-vous l’avenir proche de votre activité ?

Actuellement je propose des offres commerciales en partenariat avec la ville de Rouen. On m’a aussi proposé de louer un local chez une magnétiseuse. Je pense également à me référencer sur la plateforme Medoucine (équivalent de Doctolib pour les médecines douces), bien que cela demande un investissement financier. 

Donc l’activité se développe petit à petit. J’y vais à mon rythme, mais c’est très stimulant. A moyen terme, je souhaiterais vivre à 100 % de cette activité. 

Quels bénéfices personnels tirez-vous de cette activité ? Qu'avez-vous appris de cette expérience ?

Pour la première fois, j’ai l’impression d’être moi-même. D’avoir trouvé ce pour quoi je suis faite. Pratiquer le Shiatsu avec mes patients me fait du bien autant qu’à eux, c’est très gratifiant. Je pense également être plus sereine. Cela tient au fait que nous sommes trop pris par notre routine quotidienne et cette pratique permet un vrai moment de pause, de recul. Mes patients le ressentent et j’en suis comblée. 

Quel conseil donneriez-vous aux futurs entrepreneurs ?

Je dirais qu’il faut écouter son cœur. Il ne faut pas hésiter à se lancer et à se faire confiance. Je pense que l’alignement se fait dès lors qu’on croit à son projet. Les choses se mettent en place si l’on ose. 

Retrouvez Céline et découvrez le shiatsu sur : 

www.celinemasson.fr

www.facebook.com/Shiatsu-C%C3%A9line-Masson-104768784308494/

Théophile

Théophile Rousseau

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Content manager junior

Article mis à jour le 09 septembre 2021

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