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Entretien avec Larissa, fondatrice de Ella boutique à Orléans

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Par Théophile Rousseau

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02 juillet 2021

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3 min.

Ella boutique
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Bonjour Larissa, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Je m’appelle Larissa, j’ai 38 ans et je suis la fondatrice de la marque Ella. La première activité de cette marque est Ella boutique en ligne, une boutique de parfums de grandes marques, de maquillage, de cosmétiques, de soins et bijoux, en dropshipping. Nous avons lancé le site début janvier 2021 et nous sommes basés à Orléans. Actuellement je suis également en poste à la Banque postale en tant que chargée de clientèle spécialisée en crédits. L’envie d’entreprendre est quelque chose que j’ai depuis le lycée, mais que j’avais laissé tomber par peur d’être trop jeune, malgré que cette idée me restait en tête et je m’y intéressais de plus en plus. 

Et que faisiez-vous avant de vous lancer dans cette activité ?

Je n’ai pas fait d’études dans le domaine de la bijouterie ou de la parfumerie. J’ai un bac comptabilité et je suis titulaire d’un BTS management des unités commerciales. J’ai occupé plusieurs postes en tant que chargée de clientèle, assistante administrative et adjointe responsable de magasin avant de lancer l’entreprise.

Quelles ont été les étapes de la création de votre projet (financement, business plan, étude de marché...) ? À qui vous êtes-vous adressé pour la création de votre entreprise ?

Je suis quelqu'un qui a beaucoup de potentiel et je cherchais quoi faire de cela. Au départ j’ai suivi une formation de création d’entreprises par le biais de Pôle Emploi. Au niveau des financements j’ai demandé auprès de ma banque qui ne m’a malheureusement pas soutenue. J’ai entendu parler de Adie et m’en suis rapprochée. J’ai eu un entretien avec une conseillère et des étapes à respecter avant d’être finalement financée par Adie. En dehors des financements, j’ai réussi à tout gérer moi-même en apprenant sur le tas. Comme je m’y intéresse depuis toujours et que j’ai cette âme d’entrepreneur, je maîtrisais les bases du métier. Pour le moment Ella boutique se trouve dans le domaine de la beauté mais je compte élargir les domaines ciblés pour peut être me retrouver dans l'événementiel sous Ella event, par exemple. 

À qui s'adresse votre projet ? Quel est votre petit "plus" par rapport aux autres ?

Ella boutique regroupe tout ce qu’il faut pour les hommes et les femmes au niveau des prix. Vu que ce sont des parfums de grandes marques, je viens vendre un produit de luxe mais à petit prix pour que tout le monde puisse se faire plaisir. Ella c’est la beauté de tous les instants. La boutique regroupe beaucoup de produits différents et très variés où chacun y trouvera son compte. 

Comment exercez-vous cette activité ? Avez-vous un local commercial ? À domicile ? Sur Internet ?

Je gère la boutique en ligne depuis mon ordinateur, aidée de mon équipe comprenant un webmaster et une chargée de communication, qui gère les réseaux sociaux. Ils sont avec moi et me soutiennent, nous avançons ensemble. Quand j’ai commencé je ramais parce que j'étais seule; quand j’ai eu cette équipe là, qui fait un travail extraordinaire, les ventes se sont accrues. Il ne manquait que ça pour pouvoir se tirer vers le haut.

Quels bénéfices personnels tirez-vous de cette activité ? Qu'avez-vous appris de cette expérience ?

C’est une expérience très enrichissante. J’ai appris ce qu’est l’entrepreneur et ses multiples casquettes. J’ai appris à gérer plusieurs choses en même temps, les imprévus, les clients insatisfaits… Cela nécessite beaucoup de temps, d’énergie et de manières car il faut avoir la diplomatie pour gérer les clients. Il faut également être rigoureux et patient car ce n’est pas au bout de 6 mois ou 1 an que l’on va avoir le fruit de notre travail. 

Quelles ont été les difficultés que vous avez rencontrées au cours de cette aventure ?

Je dirais que les difficultés se trouvent plutôt au niveau de mes fournisseurs. Comme je suis en dropshipping, je ne gère pas la livraison et il suffit qu’elle ai du retard pour que la conséquence touche mes clients, qui râlent. La communication par mail avec le fournisseur est également compliquée, celui-ci se trouvant en Espagne. J’ai également eu des difficultés pour gérer le site car je suis assez basée sur le “action-réaction”. Quand par exemple le webmaster n’est pas assez rapide pour moi, cela me pose problème, même s' il reste évidemment très bon à mes yeux. 

Quel conseil donneriez-vous aux futurs entrepreneurs ?

Je dirais aux futurs entrepreneurs de se faire accompagner, car c’est important, on ne devient pas entrepreneur tout seul même en ayant les qualités requises. Je dirais aussi d’être déterminé dans ces choix, de faire preuve de persévérance et de patience car ce sont des métiers difficiles dans lesquels il faut savoir prendre sur nous. 

Théophile

Théophile Rousseau

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Content manager junior

Article mis à jour le 10 septembre 2021

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