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Entretien avec Louis-Marie, fondateur de Iconecosmetics à Limoges

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Par Théophile Rousseau

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02 juillet 2021

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3 min.

Iconecosmetics
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Bonjour Louis-Marie, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Je m’appelle Louis-Marie, j’ai 38 ans et j’ai créé un site internet portant le nom de “Iconecosmetics” qui fait de la cosmétique en 100% français, avec des marques exclusivement françaises. Je fonctionne pour l’instant par mon site internet et bientôt en commerce physique sur Limoges. Je stocke donc à domicile et ai créé le site en mars 2021, afin de vendre mes produits (https://www.iconecosmetics.com/).

Et que faisiez-vous avant de vous lancer dans cette activité ?

J’ai eu un parcours un peu atypique. J’ai fait ce que l’on appelait à l’époque un bac commerce, qui correspond à un bac S option économique et tertiaire. Suite à cela j’ai fait une fac de pharmacie comme attaché commercial (délégué pharmaceutique). Puis changement de carrière, je suis entré en gendarmerie pendant 3 ans en peloton d’intervention avant de repartir dans le commerce en tant que VRP exclusif. Je suis entré par la suite chez Kärcher France comme responsable de secteur pendant 7 ans. Finalement, j’ai décidé de monter ma société. Un parcours plus que complet qui m’a forgé. 

Super, et dans quelle région êtes-vous établie ?

Je suis établi à Limoges, ville dans laquelle se trouvera le commerce physique très prochainement. 

Quelles ont été les étapes de la création de votre projet (financement, business plan, étude de marché...) ? À qui vous êtes-vous adressé pour la création de votre entreprise ?

J’ai tout fait moi même, aidé d’un ami expert comptable que j’ai retrouvé fortuitement sur un salon. A la base, je devais avoir un commerce physique mais avec le Covid, ça a été mis à mal et les financements ont été dans un premier temps acceptés. Mais suite à la Covid, tout a été refusé. J’ai donc lancé le site internet entièrement en fonds propres, que cela soit la création du site ou les achats des stocks, l’immatriculation… La création d’un commerce physique demande sensiblement moins de travail qu’un site internet, surtout lorsque l’on crée le site de A à Z. La création des fiches produits, des campagnes et des ads, du SEO/SEA, tout cela s’apprend et prend du temps. Vient également le moment de démarcher les fournisseurs aussi et leur montrer nos convictions. 

À qui s'adresse votre projet ? Quel est votre petit "plus" par rapport aux autres ?

Les produits s’adressent à tout le monde, toute la famille dans les cosmétiques et nous regroupons des produits pour les enfants et les parents, hommes ou femmes. Le plus par rapport aux autres est de regrouper des marques françaises spécialisées dans leur domaine ne faisant que des produits orientés dans leurs spécialités. Pour ce qui est du marketing, de l’emballage, des étiquettes, c’est également uniquement des produits locaux. Cela permet de se différencier dans un premier temps, et de réduire le coût car lorsque l’on compare, c’est moins cher de faire travailler l'artisanat local que d’acheter en grandes quantités sur un site internet. C’est un choix éthique que je prône et dont je suis fier. 

Quels bénéfices personnels tirez-vous de cette activité ? Qu'avez-vous appris de cette expérience ?

On apprend d'abord à travailler pour soi, c’est un stress complètement différent. Cela prend du temps, du travail journalier récompensé par la satisfaction de travailler pour soi et d’être valorisé en réalisant des ventes. Nous nous appliquons à chaque détail que cela soit des finitions du colis ou des prix attractifs. C’est cette satisfaction que l’on tire et de voir quand un client laisse un avis positif. Étant notre propre patron, on apprend à avoir une rigueur. 

Quelles ont été les difficultés que vous avez rencontrées au cours de cette aventure ?

Certaines personnes, de tous âges, n’osent encore aujourd’hui pas passer le pas de commander sur Internet. Le site étant récent, elles préfèrent être sûres, regardent les sources, reviennent en moyenne 6 fois sur le site avant de commander. Les taux de conversion sont totalement différents de ceux d’un commerce physique. Il faut donc intégrer des éléments rassurant, c’est un travail à effectuer aussi avec les banques au niveau des systèmes de paiement. 

Quel conseil donneriez-vous aux futurs entrepreneurs ?

Il faut bien réfléchir avant de se lancer et être sûrs de son projet. C’est aussi important de faire un bilan de compétences pour savoir ce que l’on veut faire et où on veut aller pour ne pas y aller à l’aveugle. On peut voir ce qui a été fait ailleurs car à moins d’avoir un produit révolutionnaire et d’être le seul sur son marché, la concurrence est gage d’apprentissage. II faut bien s’entourer et persévérer, ne pas se démoraliser à chaque souci qu’il soit financier ou technique car cela finira par porter ses fruits. 

Théophile

Théophile Rousseau

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Content manager junior

Article mis à jour le 10 septembre 2021

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