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Témoignage de Renaud Maitrepierre, fondateur de RenoMasterstone

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Par Théophile Rousseau

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07 juin 2021

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3 min.

RenoMasterstone
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La parole est à Renaud, dirigeant de RenoMasterstone, entreprise d'encadrement d'art spécialisée dans le recyclage de cadres anciens et la photographie.

Bonjour Renaud ! Pouvez-vous nous présenter votre parcours et nous parler de votre entreprise (date de lancement, concept, localisation, ...) ?

J’habite en Isère, près de Bourgoin-Jallieu. J’ai commencé ma carrière dans l’informatique (technicien de maintenance, architecte fonctionnel), secteur dans lequel j’ai passé 18 ans.  

A 40 ans, j'ai ressenti un besoin de changement, d’exercer un métier plus concret et manuel. Le recyclage et l’économie durable étaient des valeurs importantes pour moi, et je voulais qu’ils s’intègrent plus dans mon quotidien.

Finalement, les hobbies que j’avais sont devenus mon activité principale :

  • Je chinais déjà des cadres anciens pour les revaloriser

  • Je m’adonne à la photo depuis 20 ans, spécialisé dans la photographie de concert

J’ai été suivi par un consultant pour un bilan de compétences et un accompagnement pour ma réoriantation.

Je me suis de plus auto-formé sur l’encadrement d’art, car je n’ai pas trouvé de formation en Rhône-Alpes.

J’ai lancé officiellement RenoMasterstone en mars 2021, proposant 2 activités :

  • l'encadrement d'art et plus particulièrement la revalorisation de cadres anciens assez décalée, d’inspiration gothique, ...

  • la photographie

Comment votre décision de vous lancer a-t-elle été perçue par votre entourage au départ ?

Ce changement a été bien perçu au sein de mon foyer. Avec ma femme, on était en phase sur le fait que le confort psychologique était plus important que le confort financier.

Mon entourage a été plus méfiant, car le secteur de l'encadrement d'art avec la revalorisation de cadre est méconnu.

Je suis aussi conscient que le secteur de l’informatique est porteur. En cas de difficultés, je pourrais retrouver facilement un emploi plus classique, même à mi-temps, me laissant le temps de m’occuper de mon entreprise à côté.

Renaud Maitrepierre

Quelles difficultés avez-vous rencontrées pour lancer votre entreprise ? La crise du covid a-t-elle eu un impact sur votre lancement ou sur votre activité ?

En amont de mon lancement, une des principales difficultés était la réalisation de mon Business Plan. Il existe une multitude de sites, et plein de méthodes sont proposées. J’ai suivi la formation à la CCI “5 jours pour entreprendre”. Elle était utile mais parfois trop conceptuelle pour moi. J’ai abandonné le business plan car j’avais besoin de choses plus concrètes, j’avais besoin de me lancer. Pour moi, commencer mon activité était le meilleur moyen de me former à l’entrepreneuriat.

Faire son étude de marché n’allait pas de soi non plus. L’encadrement d’art est un métier rare, et les informations sont complexes à trouver. En plus, quand on indique “encadrement” sur un moteur de recherche, tous les résultats qui sortent sont liés au “management”. Je savais ce que je voulais faire et ma cible. Le meilleur moyen de tester mon marché était donc de me lancer.

Une autre difficulté a été le choix du statut de mon entreprise.  Pour une entreprise de fabrication/vente est-il important de choisir un statut pour déduire les futures charges des matières premières et des achats de matériels ? Mais va-t-on payer trop de taxes ?

Les personnes qui peuvent vous aider demandent à la fois beaucoup d’informations pour comprendre votre activité future, mais aussi de l’argent pour leurs conseils.

Je me suis beaucoup renseigné auprès d'amis travaillant dans la comptabilité/gestion.

Finalement, j’ai préféré créer une micro-entreprise : c’était le plus simple. Je me laisse un an avec ce statut, je ferai ensuite le point pour voir si je passe en “entreprise classique”.

Après le lancement, le point que je sous-estimais était le besoin de communiquer. Je pensais que le simple fait de me lancer allait générer un mouvement naturel autour de moi. Or, il faut se forcer à la communication, et à animer sa première communauté de followers, de partenaires et de clients. Sans animation, tout est  éphémère et les gens nous oublient rapidement.

L’autre difficulté  a été l’identification des fournisseurs. Certains n’ont pas accepté de travailler avec moi, car j’étais en statut de micro-entreprise. J’ai dû convaincre les autres car sans cela, je n’aurais pas pu avoir accès aux tarifs de professionnels.

Quels conseils donneriez-vous à de futurs entrepreneurs ?

J’ai 2 conseils à donner à de futurs entrepreneurs :

  • Tester votre marché en vous lançant, c’est le meilleur moyen de savoir si vous êtes dans le vrai. Surtout si vous bénéficier de l'ARE, il faut le faire le plus tôt possible pour arriver en fin de droit avec une activité expérimentée.

  • Être clair sur ses aspirations : volonté de faire du mi-temps ou du temps plein, ambition de son entreprise, …

C'est le moment de la promotion personnelle : avez-vous un site Internet ou une page Facebook que les lecteurs pourraient consulter ?

Voilà les principaux sites sur lesquels il est possible de trouver mes créations : 

Théophile

Théophile Rousseau

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Content manager junior

Article mis à jour le 10 septembre 2021

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