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Rencontre avec Jocelyn Carli, associé gérant d’un magasin V and B à Saint Paul-lès-Dax

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Par Théophile Rousseau

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13 juillet 2021

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4 min.

V and B
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Jocelyn nous explique sa reprise, en pleine crise sanitaire, d’un magasin de la franchise V and B qui propose de la vente et dégustation de vin et de bière. 

Bonjour Jocelyn, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Je m’appelle Jocelyn Carli, j’ai 27 ans et je suis originaire de Bayonne dans le sud-ouest. Depuis novembre 2020, je suis gérant d’un magasin V and B à Saint Paul-lès-Dax. 

Pour vous parler de V and B, il s’agit d’un lieu hybride, à la fois bar, lieu de dégustation et magasin de vin et de bière. C’est une chaine française dont les premiers magasins ont vu le jour en Mayenne il y a 20 ans. En France, c’est l’un des premiers lieux à avoir « cassé le mur » entre la cave à vin et le bar. Aujourd’hui, il existe plusieurs dizaines de magasins franchisés dans différentes régions de France. 

Expliquez-nous votre rôle en tant que gérant en cette période compliquée et votre parcours pour y arriver. 

Après une formation DUT Tech de Co et un Master en alternance (axé entrepreneuriat) à l’IFAG de Toulouse, j’ai été directeur d’un magasin pendant 3 ans. Cette expérience a été très enrichissante et m’a donné envie de lancer mon concept, alors que je ne savais pas encore par où commencer. 

Et puis, c’est à l’été 2020 que l’on m’a proposé de reprendre le V and B de Saint Paul-lès-Dax qui battait de l’aile depuis 2 ans. J’ai accepté le défi sans hésiter. 

Le temps de racheter les murs, j’ai pris les commandes du lieu en novembre 2020 alors que la situation sanitaire était toujours incertaine. Il faut savoir que le magasin se trouve dans une zone commerciale, avec de nombreux commerces et bureaux aux alentours et qu’habituellement, l’organisation d’évènements est une source de chiffre d’affaires. Mais avec le télétravail et la fermeture des centres commerciaux, inutile de préciser à quel point la zone était vide.

Mais la période de noël est arrivée et nous avons mis en place le click & collect, la livraison à domicile et la livraison de bières pressions… De quoi avoir un peu plus de visibilité et la fin d’année a rattrapé le manque à gagner des mois précédents et, malgré la situation, je dirige une équipe de 5 personnes en CDI ou en alternance. 

Pouvez-vous nous expliquer le principe de la franchise avec V and B ? Ainsi que son concept ?

Oui, V and B reprend l’esprit des afterworks anglo-saxons (ouvertures de10h à 21h) pour faire découvrir des petits vignerons, des brasseurs et des bons produits qu’on ne trouverait pas forcément chez des cavistes traditionnels. L’idée est de sortir des routines en organisant des dégustations sous forme de Masterclass, mais aussi en faisant connaitre des savoir-faire locaux. 

C’est une petite entreprise qui garde un état d’esprit start-up, malgré qu’elle grossisse très vite. La franchise, permet de développer beaucoup de lieux et ce que j’apprécie dans la vision des fondateurs de la marque, c’est la grande liberté que l’on a en tant que gérant. Je ne m’enferme pas dans un bureau pour surveiller les chiffres. Je reste sur le terrain, au contact des clients tout comme je développe un réseau de fournisseurs. C’est la polyvalence et l’action qui me passionnent dans cette activité.  

Cette liberté est importante à vos yeux ? D’ailleurs pourquoi ne pas avoir lancé votre concept directement ?  

Oui totalement, le groupe me laisse vraiment une grande marge de manœuvre et c’est d’ailleurs pour cela que j’ai rejoint V and B. J’ai apprécié le projet que l’on me proposait. Je suis tombé amoureux des valeurs humaines, conviviales et l’esprit « fonceur » de V and B. Valeurs rares pour un grand groupe d’ailleurs. 

Comment s’est passée la reprise du magasin ? Avez-vous fait appel à des organismes pour vous aider ? 

Dès le début le défi était clair : le magasin ayant connu des grosses pertes en 2020, il fallait donc « relancer » l’activité tout en développant la partie cave à vin. 

Mon principal sujet a été le rachat du magasin (et à quel prix) mais j’ai pu trouver un financement grâce à mon banquier. Je pense que le fait qu’il y ait un groupe solide derrière, l’a rassuré. La Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) locale m’a aussi bien aidé dans la constitution du dossier de financement, tout comme les juristes et les comptables du groupe TGS France (conseils et services à la création d’entreprise). 

Qu’avez-vous mis en place pour relever ce défi ? Quels ont été les leviers de communication ?

À mon arrivée, la majeure partie des actions visait à développer la livraison à domicile et le click & collect grâce à une plateforme en ligne mise en place par le groupe.

Pour diffuser nos actions, nous utilisons des réseaux comme Facebook, Instagram et même Tik tok. Bon, pour ce dernier, nous hésitons encore sur la stratégie !

L’idée est d’être assez actif avec une publication par jour, ainsi que créer régulièrement des offres et des promotions. Encore une fois, le défi est de se développer en palliant à l’annulation d’évènements, les locations de tireuses à bières ou les ateliers de dégustations.  

Quels bénéfices personnels tirez-vous de cette activité ? Qu'avez-vous appris de cette expérience ?

Je m’épanouis pleinement. L’idée de découvrir et faire découvrir de nouveaux produits extraordinaires aux clients, me fait me lever avec le sourire.  

Malgré les défis et la période actuelle, je trouve qu’entreprendre est super excitant, rempli de péripéties (bonnes ou mauvaises), c’est ce qu’on appelle le Work’n’roll !

Quelle est la principale difficulté rencontrée au cours de cette aventure ?

Je pense que la crise sanitaire et les incertitudes qui pèsent sur le secteur nous impactent énormément. Nous devons nous adapter sans arrêt, aller vite sans rester bloqué. Cela rajoute un stress en plus du manque de visibilité. D’autant que les journées ne durent que 24 heures !

Quel conseil donneriez-vous aux futurs entrepreneurs ?

Selon moi, la passion est un moteur incroyable. Je leur conseillerais de trouver un projet qui les fasse rêver. Les clients ressentent les entrepreneurs passionnés et adhèrent à vos valeurs plus facilement. La passion a un effet presque magique sur les résultats de votre activité. 

De plus, la passion nous aide à surmonter les coups durs et les difficultés qui peuvent être nombreuses !

De manière plus pragmatique, je conseillerais aussi de bien s’entourer : Comptable, juriste, banquier, cela me parait indispensable dès le début de toute activité. 

Retrouvez le magasin V and B de Jocelyn sur : 

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Théophile

Théophile Rousseau

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Content manager junior

Article mis à jour le 29 juillet 2021

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