L'activité de l'ébénisterie

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Par Lucas Pedroza

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21 mai 2021

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2 min.

ebeniste
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L’installation

La création est la formule de très loin la plus fréquente, elle ne nécessite pas un investissement trop important. L’ébéniste doit disposer d’un atelier et d’une surface de stockage du bois parfaitement isolée des intempéries. L’évolution technologique du travail exige une bonne formation complétée par une solide expérience professionnelle (10 ans pour la restauration).

Elle n’est envisagée que lorsque l’opportunité se présente d’acquérir une surface de vente très bien située ou un fonds bénéficiant d’une forte notoriété locale.

Les investissements

La profession se modernise sous la pression du marché mais aussi en raison de la qualification des artisans et particulièrement des restaurateurs de meubles. Les artisans s’équipent de machines plus performantes.

La gestion

Le suivi au quotidien

Le professionnel suit l’évolution de son chiffre d’affaires et les réservations de son carnet de commandes. Le bois noble étant cher, il calcule le ratio de perte qui doit être inférieur à 20%. Du fait des délais de réalisation, il gère son planning pour éviter les périodes de sous-activité.

Les recettes de l’activité

Généralement, les recettes sont très irrégulières dans la mesure où peu de professionnels sont structurés commercialement. Ils travaillent souvent au “coup par coup”, ne se constituant une clientèle que par le “bouche à oreille”. En fonction de la stratégie et de la spécialisation de l’artisan, la plus grande partie des recettes vient de la fabrication, de la restauration ou des réparations.

Les charges à surveiller

Les achats de bois constituent les charges les plus importantes (32% du chiffre d’affaires). Ils sont effectués au fur et à mesure, l’artisan cherchant à réduire les pertes au maximum. L’apprentissage, très répandu dans le secteur, et la sous-traitance permettent de limiter les charges de personnel. Suivent ensuite les dotations aux amortissements et les charges financières.

La maîtrise du résultat

Le niveau de rentabilité du secteur est faible (CA/effectif et bénéfice moyen/CA). Pour dégager un résultat suffisant, le professionnel doit avant tout stabiliser son chiffre d’affaires et tenir une politique de prix très rigoureuse, notamment vis-à-vis des magasins de meubles (montants et conditions de paiement). La gestion des stocks de bois (qualité, quantité et réduction des pertes) est également essentielle pour améliorer les performances. L’adhésion à un groupement d’achats ou à une coopérative permet d’acquérir le bois à de meilleures conditions.

La gestion financière et les besoins en trésorerie

La rentabilité ne permet aucun écart dans la maîtrise des charges de personnel et financières. Ces dernières sont plus élevées lorsque l’artisan dispose d’une surface de vente. Dans ce cas il ne fabrique pas exclusivement sur commande, ce qui alourdit ses stocks. Toutefois il bénéficie d’une plus grande stabilité de son chiffre d’affaires. Le BFR est compris entre 40 et 50 jours de CA, nécessitant des fonds propres suffisants pour dégager un FDR positif.

LES RATIOS DE GESTION CLEFS

Chiffre d’affaires moyen

Marge brute

Excédent brut d’exploitation

Rotation des stocks

Crédit clients

Crédits fournisseurs

Besoin en fonds de roulement

160 K€ (1)

68,54 %

27,76 %

117 jours

31 jours

48 jours

41 jours

Lucas

Lucas Pedroza

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Product Owner

Article mis à jour le 03 juin 2021

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