Accueil >

Créer mon entreprise

De nombreux Français sont séduits chaque année par la création d’entreprise. Avant de se lancer, l'entrepreneur doit cependant vérifier la faisabilité de son projet : création d’un business plan, obtention de financements, localisation des concurrents, autant de services proposés par votre partenaire : JeSuisEntrepreneur.

Le choix du statut est également une étape de la création d’entreprise qui demande des précautions particulières : micro-entreprise, SARL SASU, etc. Quelle forme juridique privilégier ?

Nos conseillers vous apportent leur aide à la création d’entreprise, pour entrer dans l’entrepreneuriat avec brio.

EI/EIRL

Bien que l’entreprise individuelle (EI) et l’entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL) constituent un seul et même statut juridique, elles présentent quelques différences, notamment au moment de l’étape de la création d’entreprise. Voici un comparatif EI/EIRL, qui se traduit par des formalités administratives supplémentaires pour créer une EIRL par rapport à une EI :

  • Faire évaluer les biens affectés - qui ne sont pas de l’argent - par un professionnel si valeur supérieure à 30 000 € ;
  • Demander la publication d’un avis de publicité dans un journal d’annonces légales ;
  • Demander l’ouverture d’un compte bancaire affecté à l'activité de l’EIRL.

Autre différence de taille, l’EIRL est une option proposée au créateur d’entreprise pour protéger son patrimoine personnel des créanciers professionnels.

Local commercial

Avant de vous lancer, vous devez choisir un endroit pour exercer votre activité. 3 possibilités s’offrent à vous :

  • Exercer votre activité depuis votre domicile : ce n’est pas toujours possible selon la nature de votre activité. Par exemple, c’est envisageable si vous créez et vendez des bijoux sur Internet. Mais c’est exclu si vous envisagez d’ouvrir un café !
  • Trouver un local d’entreprise à louer ou à acheter : cette solution est pérenne mais représente un coût à prévoir.
  • Exercer votre activité depuis les locaux d’une autre entreprise : on pense notamment aux pépinières d’entrepreneurs ou aux centres d’affaires où vous pourrez louer des bureaux. C’est une solution moins onéreuse pour commencer son activité.

⚠️ Attention à la différence entre domiciliation et exercice de l’activité : vous pouvez domicilier votre entreprise à un endroit mais exercer votre activité à un autre. La domiciliation, c’est simplement l’adresse administrative de votre entreprise, celle où vous recevrez votre courrier.

Micro-entreprise

Le régime de la micro-entreprise offre des démarches simplifiées au moment de la création d’une entreprise et tout au long de sa durée de vie pour ce qui est de la déclaration et du paiement des cotisations sociales. C’est la raison pour laquelle de nombreux créateurs d’entreprise optent pour ce statut juridique. Il permet également d’obtenir plusieurs aides à la création ou à la reprise d’entreprise :

  • ACRE : exonération des charges sociales à hauteur de 50% ;
  • ARCE : versement par Pôle emploi de 45% du reliquat de vos droits au chômage ;
  • Maintien des allocations chômage : dans le cas où le créateur ne bénéficie pas de l’ARCE, de l’ASS ou du RSA ;
  • Formation à la création d’entreprise dispensée par la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) compétente ;
  • Prêt d’honneur solidaire, aides de l’Agefiph, Cap’jeunes, etc. (en fonction de votre statut du moment).

Pour débuter votre activité en tant que micro-entrepreneur, complétez votre déclaration en ligne auprès d’un centre de formalités des entreprises (CFE).

Statut juridique

EIRL, SARL, SCOP, SAS, SASU … Le choix du statut juridique est l’étape de la création d’entreprise la plus importante ! Le statut juridique aussi appelé forme juridique de l’entreprise correspond à son enveloppe légale.

C’est le statut juridique de votre entreprise qui :

  • Définit les règles de fonctionnement de l’entreprise ;
  • Détermine votre régime social et votre responsabilité en tant que dirigeant d’entreprise ;
  • Décide de la fiscalité de votre entreprise ;
  • Définit le nombre maximum d’associés ;
  • Délimite vos possibilités en matière de transmission de votre entreprise.

C’est donc un choix essentiel pour la poursuite de votre activité 🤯 !

Démarches création d'entreprise

Après avoir défini votre projet de création d’entreprise et réalisé une étude de marché, il ne vous reste plus qu’à entamer les démarches de création d’entreprise. Voici la chronologie des formalités à accomplir pour lancer votre business :

  • Choisir la forme juridique de votre entreprise ;
  • Effectuer la déclaration et l’immatriculation de votre entreprise auprès de l’Insee (répertoire Sirene) ;
  • Contacter le centre de formalités des entreprises (CFE) qui vous correspond : registre du commerce et des sociétés (RCS) pour une activité de commerciale, répertoire des métiers (RM) si vous relevez de l’artisanat, registre spécial des agents commerciaux (RSAC) si vous êtes agent commercial.

À savoir : ces démarches diffèrent dans le cadre d’une reprise d’entreprise : définition du projet, recherche d’une entreprise à reprendre, rencontre avec le cédant, évaluation de l’entreprise, lettre d’intention, lancement des audits, montage juridique, etc.

En parallèle de ces formalités, vous devez présenter votre business plan - qui comprend un prévisionnel financier - aux organismes de financement si vous avez besoin d’un soutien pour démarrer votre activité.

Congé création entreprise

Les salariés rêvant de monter une entreprise peuvent prétendre à un congé spécial : le congé ou temps partiel pour création ou reprise d’entreprise. Ce congé permet de s’absenter de son emploi pendant 2 ans maximum le temps de lancer son entreprise.

À l’issue du congé pour création d’entreprise, vous pouvez décider :

  • De revenir dans votre précédent emploi ;
  • De le quitter pour devenir entrepreneur.

C’est une solution parfaite pour tester son idée sans quitter le monde salarial ! Seule condition pour en bénéficier : il faut avoir 24 mois d’ancienneté au sein de son entreprise, consécutifs ou non (sauf décision contraire notifiée dans la convention collective ou accord d’entreprise).

D’autres congés peuvent être utilisés pour lancer votre entreprise : le congé sabbatique, le congé sans solde, etc.

SARL

La SARL (société à responsabilité limitée) est une forme juridique fréquemment choisie lorsque l’entreprise comprend plusieurs associés dès sa création. Une SARL compte entre 2 et 100 associés dont la responsabilité est limitée au montant de leurs apports. Les démarches nécessaires pour créer une SARL sont les mêmes que pour la création d’une société commerciale, à savoir :

  • Rédaction des statuts ;
  • Démarches relatives aux apports en capital social ;
  • Signature des statuts de la SARL ;
  • Publication d’un avis de constitution de la SARL dans un journal d’annonces légales ;
  • Déclaration de création d’une SARL : formulaire M0 ;
  • Dépôt d’un dossier de demande d’immatriculation auprès d’un centre de formalités des entreprises (CFE) compétent.

En SARL, comme en EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) ou en SCI (société civile immobilière), il est possible de changer de gérant à condition de respecter une procédure précise.

SCOP

La SCOP (société coopérative ouvrière de production) est une entreprise commerciale dirigée par tous les salariés qui en sont les associés et détiennent 51% minimum du capital. La SCOP est un statut juridique qui peut être choisi par les créateurs d’entreprise, quel que soit le secteur d’activité de leur business : artisanat, commerce, multimédia, industrie, services, etc. Il existe de nombreuses démarches pour créer une SCOP, parmi lesquelles :

  • Rédaction des statuts en 5 exemplaires ;
  • Élection d’un conseil d’administration (SARL) ou d’un gérant (SA) par les salariés ;
  • Dépôt de dossier auprès de l’ARESCOP ;
  • etc.

Pour réussir la constitution de votre SCOP, vous pouvez solliciter à l’aide à la création d’entreprise de l’une des 12 unions régionales URSCOP.

À savoir : certaines professions libérales réglementées comme architecte, expert-comptable ou vétérinaire peuvent opter pour la SCOP.

SAS

La SAS (société par actions simplifiée) est un statut juridique connu pour sa grande souplesse en matière de fonctionnement : les règles d’organisation de la société ainsi que son capital social sont déterminés librement par les associés fondateurs. En revanche, la création d’une SAS requiert une grande précision dans la rédaction des statuts qui doivent être établis par écrit au choix :

  • Sous seing privé ;
  • Par acte authentique (aussi appelé “acte notarié”).

Les statuts sont ensuite déposés par le créateur d’entreprise auprès de son centre de formalités des entreprises (CFE) ou directement au greffe, qui les fera parvenir au service des impôts.

NB : le président de la SAS peut demander l’ACRE (ex ACCRE) comme aide à la création d’entreprise.

SASU

Pour constituer sa SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle), l’entrepreneur dépose un dossier auprès de son centre de formalités des entreprises (CFE). Le dossier de création d’une SASU se compose de nombreux documents obligatoires (exemplaire des statuts, copie du titre d’occupation du local d’entreprise, etc).

D’autres formalités sont également à accomplir pour ouvrir votre SASU :

  • Déclaration des bénéficiaires effectifs ;
  • Enregistrement des statuts auprès de l’administration fiscale ;
  • Ouverture d’un compte bancaire d’entreprise ;
  • Déblocage des apports en numéraire ;
  • Choix d’un expert-comptable.

Une fois votre dossier de création complété, l’immatriculation de votre SASU est effective, vous recevez votre extrait Kbis.

Newsletter des entrepreneurs

Tous les mois, recevez notre newsletter fraîche et décalée pour casser les barrières de l'entrepreneuriat