L'activité de l'administrateur de biens

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Par Sarah Vallet de Payraud

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19 mai 2021

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1 min.

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L’installation

La création est de plus en plus rare et difficile. En effet, la clientèle est particulièrement exigeante, peu mobile et demande de nombreuses garanties de qualité et de services.

La reprise de portefeuille est la forme d’installation la plus fréquente.

Les investissements

Le cabinet est équipé de matériel informatique, avec des logiciels de comptabilité spécifiques. Le professionnel est par conséquent peu tenu d’investir, en dehors d’éventuels rachats de portefeuilles.

Les obligations relatives à la loi Alur, contraignent les professionnels à consentir des investissements en formation continue et en outils numériques.

La gestion

Le suivi au quotidien

Le professionnel suit la répartition de ses honoraires, répartis entre les rémunérations de base (sommes forfaitaires et mensuelles pour l’administration des biens et honoraires négociés annuellement avec les propriétaires pour l’activité de syndic) et les rémunérations de prestations particulières (travaux exceptionnels, expertises…).

Les recettes de l’activité

Les rémunérations au titre de la gestion d’immeubles et de l’activité de syndic sont librement fixées. Elles doivent être attachées au mandat et ne peuvent être modifiées que dans le cadre d’une révision de ce dernier. Les honoraires dits “courants” représentent en moyenne plus des 2/3 du chiffre d’affaires. Ils sont complétés par les prestations “particulières” ou “exceptionnelles”, dont les plus courantes sont : la rédaction des baux d’habitation, des baux commerciaux, la recherche de locataires, l’organisation d’assemblées générales extraordinaires et le suivi de travaux (calculés selon un pourcentage sur le prix des travaux effectués). La loi Alur impose de distinguer les prestations facturées dans le cadre du forfait annuel de celles facturées en supplément.

Les charges à surveiller

Les principales charges sont les frais de personnel, les postes de secrétariat et de préparation comptable étant particulièrement importants dans la profession. Les charges externes, frais de déplacement et loyers constituent les autres postes de charges significatifs.

La maîtrise du résultat

Dans les cabinets de taille modeste, le résultat dépend essentiellement du développement des honoraires “particuliers” ou « exceptionnels”. En effet, les honoraires de base sont insuffisants pour couvrir les prix de revient. Dans les cabinets plus importants, la maîtrise des charges de personnel est essentielle. Celles-ci peuvent en effet représenter plus de 65 % du chiffre d’affaires.

La gestion financière et les besoins en trésorerie

Les capitaux propres doivent représenter plus de 30 % des ressources stables. Il est indispensable que la trésorerie soit en permanence positive pour permettre au professionnel de générer des produits financiers.

EVOLUTION DU NOMBRE DE CRÉATION

2019
2018
2017
2016
2015

528 (1)
400
384
351
430

(1) Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements – champ marchand non agricole, Créations d’entreprises, « Administration d’immeubles et autres biens immobiliers ».

Sarah Vallet de Payraud

Sarah Vallet de Payraud

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Entrepreneur en résidence @ La Fabrique by CA

Article mis à jour le 19 mai 2021

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