L'activité du chirurgien-dentiste

Icône auteur

Par Sarah Vallet de Payraud

Icône date de publication

25 mai 2021

Icône temps de lecture

2 min.

un cabinet de chirurgie dentaire
Icône TwitterIcône FacebookIcône LinkedIn

L’installation

C’est la formule la plus répandue car elle nécessite un investissement moindre. Toutefois, la patientèle est difficile à acquérir et à fidéliser, surtout dans les zones géographiques à forte densité de professionnels. Il existe des opportunités d’installation dans les petites villes et dans les régions sous-dotées. Le jeune dentiste doit disposer d’un local de 3 pièces qui peut être loué. La création d’un cabinet dentaire requiert un investissement initial proche des 100 000 €.

L’avenant 2 à la convention a mis en place un « contrat incitatif chirurgien-dentiste »à compter du 1er février 2013 : en cas de nouvelle installation en zone « très sous-dotée », le praticien perçoit une aide forfaitaire de 15 000 euros ainsi que d’une prise en charge de ses cotisations d’allocations familiales pendant 3 ans. Si le praticien est déjà installé en zone « très sous-dotée », il peut adhérer au contrat incitatif et bénéficier de la prise en charge de ses cotisations d’allocations familiales pendant 3 ans.

Dans le cas du rachat, l’acquéreur obtient un droit de représentation de la part du cédant, ainsi qu’un engagement de non-concurrence. Généralement cette cession est préparée et elle offre l’avantage de démarrer l’activité avec une patientèle. Les rachats s’effectuent surtout en zones urbaines où la création est rendue aléatoire du fait de la saturation.

L’association est un moyen rapide et efficace de disposer d’une patientèle et de matériel en limitant les frais d’acquisition. Les associations s’effectuent sous forme de SCP (Société Civile Professionnelle), de SCM (Société Civile de Moyens), de SEL (Société d’Exercice Libéral) ou d’EPFC (Exercice Professionnel à Frais Communs).

Les investissements

Le matériel est très coûteux, surtout si le professionnel se spécialise. L’obsolescence du matériel est de plus en plus rapide du fait des progrès technologiques.

La gestion

Le suivi au quotidien

Le professionnel suit le nombre d’actes et les coefficients qu’il réalise par an. Il suit également le montant moyen de ses actes.

Les honoraires

Les honoraires sont répartis entre honoraires conventionnés et dépassements. La réduction du reste à charge, instaurée par la dernière convention nationale en 2018, contribuera à la diminution de l’activité en valeur des libéraux, notamment sur les soins prothétiques (près de 70% des honoraires en reste à charge zéro ou maîtrisés à partir du 1er janvier 2020).

Les charges à surveiller

Elles s’élèvent à environ 55% du chiffre d’affaires. Les plus importantes sont les achats et fournitures, suivies des frais de personnel (75% des dentistes emploient du personnel : assistant, secrétaire …).

La maîtrise du résultat

Le résultat dépend avant tout du nombre d’actes et du prix moyen/acte. Ce dernier est fortement influencé par le volume de soins à tarifs libres.

La gestion financière et les besoins en trésorerie

Un minimum de fonds propres est recommandé. Les délais de paiement de la Sécurité Sociale, ou ceux souvent accordés aux patients, peuvent engendrer quelques besoins de trésorerie.

EVOLUTION DU NOMBRE DE CRÉATION

2018
2017
2016
2015
2014
2013
2012
2011
2010

2 329 (1)
2 155
1 997
2 345
2 134
1 701
1 389
1 527
1 344

(1) Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements – champ marchand non agricole, Créations d’entreprises.

Sarah Vallet de Payraud

Sarah Vallet de Payraud

Icône LinkedIn

Entrepreneur en résidence @ La Fabrique by CA

Article mis à jour le 25 mai 2021

Pour aller plus loin

La newsletter des entrepreneurs

Tous les mois, recevez notre newsletter fraîche et décalée pour casser les barrières de l'entrepreneuriat