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Le marché de la boulangerie et des terminaux de cuisson

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Par Sarah Vallet de Payraud

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21 mai 2021

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3 min.

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COMPÉTENCES

Qualification professionnelle
Aptitudes commerciales
Maîtrise de la gestion

SPÉCIFICITÉS

Poids des investissements
Importance de la qualité de l'emplacement
Intensité de la concurrence

VIE PRIVÉE

Niveau de rémunération
Degré des contraintes horaires
Facilité de remplacement

Bien que la consommation en pain tende à diminuer, le chiffre d’affaires du secteur progresse en valeur sous l’effet de la montée en gamme de l’offre. En effet, les clients, de plus en plus soucieux de la qualité des produits qu’ils consomment et de leur impact sur l’environnement, plébiscitent les produits à plus forte valeur ajoutée (produits bio ou labélisés, pains spéciaux, farines locales, levains naturels, etc.).

Par ailleurs, l’offre de restauration rapide s’est généralisée et diversifiée au sein des établissements du secteur alors que l’aménagement d’espaces de consommation sur place tend à se développer. La part croissante des revenus annexes au pain contribue à stimuler le chiffre d’affaires des établissements et entraîne une fréquentation des points de vente sur toute la journée.

Ainsi, la montée en gamme de l’offre, conjuguée aux stratégies de diversification, offre un second souffle aux professionnels du secteur. En effet, depuis de nombreuses années, ces derniers sont confrontés aux pressions concurrentielles de la grande distribution qui poursuit ses efforts pour réduire l’écart entre son offre et celle du circuit spécialisé traditionnel (mise en scène des rayons, élargissement de la gamme de produits, montée en gamme de l’offre).

Structurellement, le secteur poursuit sa mutation : bien que ce dernier soit traditionnellement très atomisé, le développement des réseaux sous enseigne s’accélère, non plus seulement sur le segment des terminaux de cuisson mais également sur celui de la boulangerie traditionnelle. Cette évolution entraîne une profonde transformation du secteur : lieux de vente plus modernes, intégration d’espace de consommation sur place, renouvellement fréquent de l’offre, outils marketing, digitalisation, etc.

Dans ce contexte, l’élargissement de l’offre, la mise en avant de la qualité des produits, la diversification (petite restauration) et le soin accordé aux agencements du lieu de vente (mise en scène de l’offre, valorisation des savoir-faire artisanaux et des matières premières), sont devenus indispensables pour capter et fidéliser une clientèle de plus en plus exigeante.

Lancée par la principale organisation professionnelle du secteur au début de l’année 2020, la marque « Boulanger de France » doit permettre aux artisans boulangers de valoriser leur travail (fabrication maison du pain, de la viennoiserie ainsi que de certaines pâtisseries et offres de snacking notamment).

Enfin, les professionnels du secteur doivent intégrer le mouvement de digitalisation du commerce de proximité (click and collect, livraisons, communication sur les réseaux sociaux, etc.).

Tendances

Le chiffre d’affaires des professionnels continuera d’augmenter, porté à la fois par un effet prix (montée en gamme de l’offre) et par les stratégies de diversification.

Le nombre de boulangeries-pâtisseries traditionnelles tendra à diminuer légèrement sous l’effet des pressions concurrentielles qui vont continuer de s’intensifier au sein du secteur. Les terminaux de cuisson et les GSA resteront particulièrement offensifs.

L’organisation du marché

Les boulangeries traditionnelles

L’appellation « boulanger » et l’enseigne commerciale de « boulangerie » sont réservés aux professionnels réalisant eux-mêmes le pain (pétrissage de la pâte, fermentation, mise en forme et cuisson sur le lieu de vente).

Les boulangeries traditionnelles constituent le premier circuit de distribution du pain avec 60% de parts de marché selon la Confédération Nationale de la Boulangerie-Pâtisserie Française.
Les réseaux sous enseignes sont encore minoritaires dans ce secteur. Toutefois, il est fréquent qu’ils concluent des partenariats avec des meuniers (“Banette”, « Festival », “Baguépi”, “Copaline”). Les boulangers bénéficient alors de conditions d’approvisionnements avantageuses, d’une plus forte notoriété et de services complémentaires : animations commerciales, agencements de magasins, etc.

La vente de pain représente généralement 65 à 75 % du chiffre d’affaires d’une boulangerie, les viennoiseries, pâtisseries et produits de petite restauration représentant 25 à 35% de son chiffre d’affaires. Les réseaux sous enseigne (Paul, Moulin de Païou) développent encore davantage l’offre de restauration (jusqu’à 40% de leur chiffre d’affaires).

Les terminaux de cuisson 

Ces points de vente n’assurent qu’une partie de la fabrication du pain sur le lieu de vente : pâte surgelée à façonner sur place, pâtons crus surgelés, pâtons précuits frais ou surgelés, etc.

Les ventes de pain représentent généralement un tiers du chiffre d’affaires d’un terminal de cuissons, les pâtisseries et viennoiseries un deuxième tiers, et enfin l’offre de petite restauration un dernier tiers.

Les réseaux sous enseigne sont davantage développés sur ce segment que sur celui de la boulangerie traditionnelle : La Mie Câline (plus de 200 unités en franchise), Les Fromentiers (150 unités en franchise).

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Sarah Vallet de Payraud

Sarah Vallet de Payraud

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Entrepreneur en résidence @ La Fabrique by CA

Article mis à jour le 04 juin 2021

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